Urotsukidôji – La légende du démon (超神伝説うろつき童子) 1989

urotsukidoji

Matrice Hentaï
4-00
Ce premier opus est de loin le meilleur de la série et les autres épisodes ne sont que des séquelles sans saveur comparées à ce déversement sans limite. Tout d’abord, il faut absolument voir la version uncut pour avoir une vision réelle et complète de ce grand déballage du sexe-gore, une vingtaine de minutes minimum qui montre la quintessence de la perversité japonaise faite animation. Sorti chez nous dès les premières vagues d’OAV violents, Urotsukidoji faisait figure d’Everest trash de l’époque, copieusement censuré mais déjà ultra violent et extrêmement précurseur dans le genre au Japon, avec notamment la première scène de tentacules violeuses. Ce qui frappe le plus ici est le parallèle tellement utilisé de l’innocence juvénile des insouciant(e)s collègien(ne)s nippon(ne)s confrontée aux démons, véritables obsédés psychopathes sans aucune limite. Ainsi une petite ballade innocente dans le parc se termine en baise-party dans les fourrés et enchaîne directement sur un viol démoniaque et morbide… Frappant. Bien d’autres animés ont fait encore pire par la suite mais celui-ci reste une parfaite synthèse porteuse de sens et révélatrice d’un aspect important de la culture japonaise, sans oublier la petite touche d’ironie comique omniprésente.

Une quantité énorme de scènes fait désormais partie des classiques du genre. Les tentacules phalliques par centaines enserrant les corps nus d’innocentes, les démons aux courgettes énormes qui explosent au sens strict tout vagin à portée de vue, des scènes de morts-vivants dégoulinant vautrés dans la luxure, j’en passe et des meilleurs. En un mot, l’enfer. Une alliance no limit du sexe, du gore et du trash qui débute dans un collège branchouille tout ce qu’il y a de plus mignon pour se terminer en carnage national.

Le tout est assez primaire, voir primitif, mais réveille incontestablement la frénésie barbare qui sommeille en presque chacun de nous. C’est pourquoi je n’ai pas peur de le dire, cet animé est des plus jouissif d’autant que l’histoire apocalyptique se suit assez agréablement ce qui n’est pas rien. Une référence du genre malgré des dessins un brin vieillots mais une expérience définitivement culte et une excellente animation dans l’action, plutôt statique le reste du temps par contre.

Toshi Maeda L’auteur du manga de 1986 fut aussi choqué qu’admiratif en découvrant l’adaptation animée de son œuvre qui ne comptait à la base aucune scène d’horreur ni de viol. Connu pour avoir réalisé la série des OAV Urotsukidôji et c’est à peu près tout, le réalisateur Hideki Takayama quant à lui s’explique ainsi : « Rien ne provoque une réponse aussi forte chez l’être humain que le sexe ou la violence. La fusion des deux est donc très puissante. ». Édifiant.

08/01/2003
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/urotsukidoji1/

05/05/2011
http://www.senscritique.com/film/chojin-densetsu-urotsukidoji/1861281715185103/critique/drelium/

UROTSUKIDOJI_2
Urotsukidôji II – Legend of the Demon Womb (1989)
Urotsukidôji II – L’enfant errant
Réalisé par : Masamichi AMANO
Alors qu’Amano continue à chercher le Chojin, le démon dont le destin est de réunir le monde des humains, des hommes-bêtes (les Jiyujikai), le jeune Nogumo reste fortement troublé par ses récentes expériences. Mais ce timide adolescent est-il réellement le Chojin ? Son cousin Takaaki agit curieusement depuis une récente transfusion de sang et intéresse de très près Myushi Housen Jr, un dangereux mégalo, fils d’un ancien dignitaire nazi. Amano réussira-t-il à terminer sa quête ?
3
Moins sombre, moins prenant.
Quelques scènes à ne pas rater comme la fameuse machine à burriner les vierges en forme de roue de la mort à la Moyenâgeuse. Sympa dans l’ensemble quoique c’est inégal, mauvais rythme, dialogues pitoyables par moment et une tendance culcul / gnangnan qui se confirme.

urotsukidoji legend of the overfiend
Urotsukidoji III : Return of the Overfiend (1993)
réalisé par : Noboru AIKAWA
4 OAV de 50 minutes
Le monde a été dévasté par le Dieu destructeur Nagumo… Un monde apocalyptique qu’il faudrait nettoyer !
2
cela devient de plus en plus gentil avec juste quelques touches de sexe / gore mais on est loin de l’horreur orgasmique de la première compile. Mauvais.
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urotsukidoji4c
Urotsukidôji IV : Inferno Road (1996)
2 OAV de 50 minutes
Eruth règne sur une société d’enfants aux pouvoirs terrifiants. Combats dans un monde apocalyptique…
2
Même style visuel, bien différent du premier Urotsukidoji, plus propre, lisse et fluide dans le trait (moins dans l’anim) mais çela demeure de la mauvaise séquelle bien loin derrière le premier opus qui reste à jamais le plus incontournable.

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