Iron Monkey (少年黃飛鴻之鐵馬騮) 1993

ironmonkey

Monnaie de singe ? Singe d’acier !
4-75

Du kung-fu virevoltant par le maître en la matière, Yuen Woo Ping à son meilleur, avec les annonces de chaque coup, de chaque parade, entrecoupés de petits pics bien sentis, le tout baigne dans une science de l’impact, du montage dynamique et du plan lisible à son sommet. On y découvre la jeunesse de Wong Fei Hong, le héros martial de toute la Chine, dans un récit très « Robin des bois » tout ce qu’il y a de plus classique mais où la première attaque du Iron monkey démontre d’emblée que nous avons affaire au plus insaisissable de tous les combattants jamais porté à l’écran.

Donnie Yen à son top niveau et le trop rare Yu rong Guang sont en pleine forme et savent ajouter une fraîcheur constante en nous gratifiant même de bonne comédie, Iron Monkey déguisé en empereur qui dupe tout le monde avec maestria par exemple. Le jeune Wong Fei Hong, joué par une jeune fille, est totalement bluffant en élève surdoué et bagarreur. Les rôles secondaires sont eux aussi excellents. En particulier, Jean Wong est superbe et très efficace en épouse douce et létale. Et l’adversaire qui fait la différence, Yen Shi-Kwan l’empereur aux « mains de king kong », tient là son rôle le plus délicieusement puissant et sadique de sa longue carrière de méchant, une version débridée et caricaturale de sa belle prestation plus sombre dans « Il était une fois en Chine ». Une énorme différence d’interprétation qui montre aussi la grande différence entre l’approche plus contrôlée de Tsui Hark aiguillant Yuen Woo Ping aux chorégraphies pour « Il était une fois en Chine », et le côté BD survoltée de Iron Monkey tout à fait typique de Yuen Woo Ping chorégraphe et réalisateur, davantage porté sur l’énergie constante et la qualité de ses joutes aériennes que sur sa photo ou l’originalité d’un scénario vite pondu par Tsui Hark, trop occupé quant à lui à réaliser son nouvel opus de « Il était une fois en Chine », laissant ainsi les mains libres au clan Yuen.

Indescriptible balai de kicks ravageurs et d’acrobaties en tout genre enchaînés aussi facilement qu’une promenade en campagne, le tout accéléré comme jamais, parsemez le tout de coups spéciaux très originaux et d’un final d’anthologie pour obtenir un film TNT à posséder absolument pour tout fan d’action.

23/01/2003
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/ironmonkey/critiques.html

02/10/2010
http://www.senscritique.com/film/iron-monkey/2631229880940078/critique/drelium/

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