Le château de l’araignée (蜘蛛巣城) 1957


Inutile de résister….
4-00
…. L’esprit du malin distille ses intentions prophétiques dans le coeur aisément corruptible des seigneurs qui viennent à se perdre dans le labyrinthe de leurs soupçons. Les portes du chateau de l’araignée s’ouvrent et le chemin y est aussi obscure que limpide. « Vous avez été envoûté par cette sorcière… Vous taillez le réel selon la prédiction et vous dites que c’est la prophétie, ce n’est que de la folie ! » Trop tard mon fils, notre perfidie ne nous mènera qu’à l’autodestruction… Même les plus humbles se passent le mot : « les rats quittent le chateau avant qu’il ne prenne feu ! » Le vent souffle, l’orage se déchaîne, le malin rit à gorge déployé, Toshiro Mifune explose ses cordes vocales, son corps tendu trépigne et bondit tel un animal ce qui ne pourra empêcher la forêt de l’Aragne d’approcher et les flêches de la pénitence de frapper. La passion démoniaque les aura finalement emportée tout comme ce McBeth japonais vous emportera si vous passez outre la lenteur contemplative et la volonté chère à Kurosawa de nous prendre par la main tels des enfants.

05/05/2003
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/chateaudelaraignee/critiques.html

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