The untold story (八仙飯店之人肉叉燒包) 1993

untoldstory

4-00

« Untold story », tout comme sa simili suite déglinguée « Ebola syndrome » et la majorité des Cat III à vrai dire, ne se veut pas un film gore à tout prix visuellement (genre Braindead), même si il y va tout de même de bon coeur, mais plutôt et surtout un film gore dans la moralité qu’il défie à chaque plan : coucouche panier, la morale !

Le bouton « éthique » de votre cerveau doit impérativement être mis sur « off » avant de vous lancer dans ce genre de film ou on obtiendra à coup sûr des énormes « Ouuuuh » et même des « Euuuuurk » d’abomination, ou plus directement le bouton « stop » de la télécommande.

Anthony Wong est LE psychopathe que tous les amateurs de la violence et du gore souhaitent rencontrer à l ‘écran, celui qui ne fait pas de détail, celui qui n’a aucune limite, celui que la caméra n’entrave jamais dans son geste même si elle prend soin de ne pas tout montrer de trop près pour ne pas choquer plus encore, c’est déjà bien assez diront la plupart.

Plus encore que dans « Ebola Syndrome », pourtant très proche que ce soit dans l’histoire ou l’ambiance décrépie, Anthony Wong est ici encore complètement malade, crame, viole, assomme, tue, égorge, découpe au hachoir avec un cynisme, une aisance et une rage faciale déconcertante. Le reste du film, il tente d’échapper aux brimades des prisonniers outrés, puis aux tortures des flics qui se la jouent cool, dilettante et peu efficace. Bref, on ne fait pas dans la subtilité.

Par contre, contrairement à Ebola Syndrome, on a moins tendance à rigoler ici, et même pas du tout à vrai dire, car tout cela est pris très au sérieux. l’atrocité des meurtres est un cran au dessus dans ce film-ci et LA scène finale vient directement vous clouer au poteau, sans oublier pas mal d’autres scènes bien coton (baguettes en guise de gode perforant, Anthony qui se lave les mains avec son urine ou boit celle d’un autre pour soulager sa douleur, les incontournables beignets cannibales, etc) qui viennent aussi se greffer là-dessus, pas particulièrement infâmes dans leur traitement graphique, mais qui feraient aussi leur effet sur les âmes sensibles, sans aucun doute. De toute façon, pour voir ça, il faut être rôdé…

3 scènes… 2 objectivement… Voir 1 seule totalement éprouvante et abominable si l’on veut épurer au maximum. Il ne faut finalement qu’1 seule scène à Untold Story pour en faire le film déviant HK à la réputation plutôt flatteuse…. Mais quelle scène ! Mon dieu, pardonnez-nous, quelle scène !
Une scène, c’est très peu, me diront les habitués, et pourtant, elle reste gravée pour longtemps comme LA scène qu’il fallait oser dégobiller. Mais fallait-il vraiment ? La question qui se pose plutôt est : mais comment ont-ils fait pour filmer une scène pareille ? En l’occurrence (ATTENTION SPOILER) le massacre d’une famille entière avec un cul de bouteille brisée pour commencer, puis à la Feuille (gros hachoir de boucher ultra coupant) incluant un petit garçon, père, mère et quatre filles, le tout dans une pièce unique, sous des yeux d’enfants effarés, où tout le monde hurle de terreur et où Anthony Wong prend bien tranquillement son temps.

Et comment imaginer que ce psychopathe n’est pas imaginaire mais tiré d’un fait divers. C’est là qu’on prend en pleine face le mot folie.

untoldstory2

29/09/2003
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/untoldstory/critiques.html

16/11/2010
http://sens.sc/13acNiR

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