Human Lanterns (人皮燈籠) 1982


ça se regarde même si c’est par moment honteusement charcuté.
3-00

« Human lanterns » n’atteint aucun sommet, que ce soit du wu xia pian ou de l’horreur exploit’. Il se situe en fin de cycle des grands films de la Shaw mais il possède tout de même de bonnes qualités. C’est un film à mi-chemin entre le wu xia traditionnel et ce qui envahira le ciné HK par la suite, les combats câblés surréalistes, le tout empaqueté avec un thème typique des films d’horreur avec petits effets spéciaux à 2 balles. La mise en scène fait de même, tantôt suite de tableaux fixes à l’ancienne, théâtral, tantôt plus nerveuse avec de bonnes idées de caméra.

Les décors sont très jolis, bien agencés et mis en lumière, fleuris et chargés comme il faut d’un tas de petits détails esthétiques complétés par des éclairages colorés : rouge, bleu, violet, etc, qui donne une bonne touche à la fois « wu xia à l’ancienne » (kitsch, luxueux, traditionnel, faussement naturel) et surréaliste.

Les acteurs sont grossomodo convaincants. Lo Lieh est assez fou pour qu’on y croit un peu malgré un costume à poil long et masque « tête de mort » sortis de je ne sais quelle bisserie (il a dû piqué ses bottes au yéti ma parole). Et puis, il y a 3 protagonistes de return of the five deadly Venoms, Chen Kuan-Tai et 2 Venoms, Sun Chien, qui ne se bat pas malheureusement, et Lo Meng. Et ça, c’est cool ^_^. Lo Meng montre d’ailleurs bien que c’est lui le meilleur artiste martial du tas avec Chen Kuan-Tai, malgré sa courte présence et sa mort trop rapide, snif. En revanche, le beau gosse Lau Wing manque d’envergure et assure bien mieux lorsqu’il fait le méchant (ex : Secret service of the imperial court), un peu mou sur ce coup là, tant dans son jeu que dans ses combats sans grande amplitude. Dommage, c’est le rôle principal. Quant aux rôles féminins… jolies poupées potiches, ou plutôt, fétiches. ;)

L’histoire est sans grosse surprise malgré la touche d’horreur bis, et malheureusement, les scènes où l’on aurait pu voir Lo Lieh à l’oeuvre dans ses exactions sont honteusement censurées : Bououououuh ! et reBoououououhh ! C’est quand même l’attraction principale, mince alors !… Du coup, Lo Lieh devient trop absent, dévalorisé.

Comme dans La dernière chevalerie, les chorégraphies sont valables mais pas transcendantes, assez rythmées et violentes, mais un grand nombre de plans larges quasi statiques (qui se rapprochent des tableaux cités précédemment) et de ralentis à rallonge viennent plombés la dynamique de l’ensemble. C’est bien dommage car il y a de bonnes idées d’armes, des situations aériennes assez marrantes et de bons combattants à l’écran.

L’ensemble n’est pas trop décevant au final, et est même limite plutôt sympathique, avec une ambiance visuelle réussie, même si l’énergie, la tension, le manque de charisme des personnages, les coupures dans la pellicule et les combats pas toujours bons viennent gâcher le tout. La deuxième moitié du film est à ce propos bien plus rythmée.

09/10/2003
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/humanlanterns/critiques.html

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