Les monstres du kung-fu (天殘地缺) 1979

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Le summum du cinéma d’exploitation…. ou plutôt non, les bas-fonds.

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Nous sommes en 1979, vu le nombre de kung-fu déjà sortis à cette époque, il faut trouver de nouveaux plots toujours plus innovants histoire de bien user le filon. Et soudain, l’idée !

Le guerrier handicapé est une figure incontournable. Alors, on prend un manchot, un vrai, auquel il ne reste qu’un bout de bras gauche qui pendouille. Puis on ajoute un cul-de-jatte, un vrai, qui a encore des bouts de jambes (qui pendouillent aussi), comme s’il ne restait que la peau sur les os. Et voilà, on tient notre film ! Une histoire de vengeance ultra classique qui raconte sans détour la justice contre un maître très méchant, bossu lui, mais pas un vrai. Les deux handicapés se retrouvent dans la forêt, sont préparés à leur vengeance par un vieux maître rigolard qui fait preuve d’une belle vitalité pour ses 90 ans passés. Ils finissent par s’unir tant bien que mal (vu que le premier a coupé les bras du second au début). Dans un effet digne des « power rangers », le cul-de-jatte grimpe sur le dos du manchot et c’est parti pour l’attaque fatale.

Passé le choc inévitable et compréhensible de ces combattants inhabituels, assez agiles de leurs…. euh, enfin bref, on voit bien vite que leur niveau martial juste respectable va être très dur à avaler et le tout fait plutôt peine à voir. Le manchot est habile de ses pieds et sait manier le bâton qu’il fait joliment tournoyer avec son bout de bras gauche ; le cul-de-jatte marche aisément sur les mains, ses bouts de jambes en tailleur pour ne pas le gêner dans sa progression. C’est là leurs talents naturels qu’on utilisera au maximum tout au long du……… euh….. film.

à part ces quelques prouesses, on nage dans le kung-fu 70’s à 2 balles. J’oserais même dire que Master of the flying guillotine est un chef d’oeuvre à côté de ce summum de l’exploitation pur jus. Au début, on s’étonne, on s’exclame, on s’interroge, puis on accepte, on commence à s’endormir, pour finalement tomber sous la table tant le tout est piteux.

Un film comme seul le cinéma de Hong-Kong / Taïwan savait nous les pondre, une idée délirante et tous les ingrédients qui font les tonnes de kung-fu sans aucun talent.

Plus surprenant encore, ce film fait partie d’une sorte de trilogie des estropiés avec en vedette le même duo d’acteurs !!!!!! Le plus connu est Crippled Masters, second volet. Mais avant celui-ci, une rareté dénommée Fighting life comptait une histoire de pauvreté dans la ville avec nos deux justiciers pour sauveurs. Un troisième volet intitulé Two Crippled Heroes existe encore où les deux compères sauvent une fille aveugle qui tombe amoureuse de nos héros (tout un programme).

En bref, c’est extrêmement nul mais presque indispensable tant c’est unique, à la fois complètement risible, sans honte, éberluant, classique pour le reste, piteux, et de surcroît un peu gênant tant l’exploitation de leurs handicaps est encore plus poussée qu’un lancer de nain, ce qui confère au tout une étiquette unique bien méritée.

Dernière chance : devant une assistance en délire chauffée à blanc, Crippled masters peut s’avérer une franche partie de rigolade moyennant quelques avances rapides appropriées.

NB : à ne pas confondre avec le cultissime La vengeance des infirmes, rien à voir.

12/12/2003
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/crippledmasters/critiques.html

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