Détective Bureau 2-3 (探偵事務所23 くたばれ悪党ども) 1963


A tokyo, dans les années 60, un détective sauve la vie d’un criminel. Pour le remercier, ce dernier l’introduit dans son gang de trafiquants d’armes. Aidé par la police, le détective réussira à démanteler l’organisation à grands renforts de machinations et de swing …

Rocambolesque et extravagant. La perfection… et non pas encore
4-00
On est très proche de l’ambiance de La jeunesse de la bête réalisée la même année : l’histoire d’un rebelle, indépendant, ultra confiant et sans scrupule (détective privé ici) qui aime la castagne et le danger. Il démantèlera à lui tout seul 2 gangs de trafic d’armes à l’aide de son esprit alerte et de ses micros cachés (il ne ferait pas grand chose sans eux). Pour se faire, il se sert d’un informateur ennemi un peu naïf capturé par la police afin d’infiltrer le gang, d’où une scène allumée où Jo Shishido récupère à la volée le gars à sa sortie de prison au nez et à la barbe de dizaines de méchants pas beaux armés qui sont prêts à tout pour le descendre et ne captent rien au subterfuge de son évasion.

Plus encore que dans « La jeunesse.. », le rythme est soutenu, très peu de temps morts, les fusillades sont enlevées et la légèreté omniprésente. Des petits bonus stylés comédie musicale viennent apporter la touche surréaliste bien moins présente que dans « La jeunesse… ». A part la chambre de Manabe et ses spots colorés qui réchauffent l’ambiance visuelle et le dancing room (élément récurrent là aussi), il y a peu d’extravagances formelles, à l’opposé de La marque du tueur. Les décors sont souvent grisâtres, garages, entrepôts crasseux, hangars, etc. A ce propos, ce n’est peut-être qu’une coïncidence mais le garage des trafiquants et un plan large en particulier est exactement le même que celui de « reservoir dogs », avec la rampe d’accès et tout et tout. Troublant.

C’est un pur polar made in Suzuki, endiablé et labyrinthique, où notre héros (Shishido au top de sa forme) a toujours une longueur d’avance sur les méchants ce qui lui permet de berner tout le monde en se la jouant sarcastique et cooool. Il manipule à sa guise, en particulier les femmes, avec un machisme remarquable d’énormité : par exemple, il file des baffes à celle qu’il aime en rigolant. Après tout il est sa seule chance de se libérer de son amant, impuissant et trafiquant, et il en profite largement le bougre.

Un bon petit plaisir pétaradant et léger auquel il manque juste un peu de l’extravagance visuelle de la « marque du tueur » pour atteindre les sommets. Très bon polar au scénario de base ultra classique mais au style unique aussi déjanté qu’un bon swing.

06/01/2004
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/detectivebureau23/critiques.html

17/06/2011
http://www.senscritique.com/film/detective-bureau-2-3/1071229947693781/critique/drelium/

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