Baby Cart VI: Le Paradis Blanc de l’Enfer (子連れ狼 地獄へ行くぞ!大五郎) 1974

Il était temps que ça se termine…. si on peut parler de fin.
3-00

Et bien voilà, c’est le dernier (en attendant la série télé) d’où l’attente de quelque révélation que ce soit, une fin digne de ce nom, un twist final, quelque chose quoi. Et bien non. Ogami continue a pousser son landau et massacre quiconque s’interpose et il ne vient même pas à bout de son ennemi mortel qui s’enfuit tout bêtement au grand désarroi du spectateur. Ce dernier épisode est bien psyché comme il faut avec une galerie de méchants particulièrement retors comme les 3 morts-vivants qui se déplacent sous terre, les ninjas emmurés dans le cimetierre, un tas de skieurs façon 007 qui fondent sur Ogami dans la scène finale avec Retsudo en luge et canons incorporés. Et puis des scènes « bonus » comme la jeune femme innocente qui se fait blaster d’un coup de rocket : sympa. Et pourtant…

Et pourtant, malgré tout, la cohérence est des plus approximative et le rythme plutôt lent, c’est typique d’Ogami, oui mais bon. C’est comme si finalement, il n’y avait plus rien à dire depuis longtemps. Pour atteindre les 90 min, il faut donc meubler avec de nouveaux Yagyu sortis de nul part qui parlotent pour pas grand chose. On sait depuis longtemps que personne ne peut venir à bout d’Ogami de toute façon. La scène finale est un sommet de délire, crossover entre James Bond et loup solitaire. Toujours la bonne ambiance, sérieuse dans les temps morts et délirante dans les combats, mais courts les combats, et très, trop suggestifs pour ma pomme. Ce dernier volet est à bout de souffle et pédale pas mal dans la semoule. En ce qui concerne la série globale, Baby cart mérite son statut culte, en particulier avec ses premiers opus. Sympa, saignant, ambiance particulière mi chambara mi délire pop, belle mise en scène tout au long des 6 épisodes, un acteur principal très charismatique, malgré toutes ses qualités et ses deux premiers opus encore au dessus, la série Baby Cart ne me semble pas passionnante pour autant et beaucoup moins puissante que les grands chambaras classiques, excepté pour sa violence mangaesque et ses cultissimes geysers d’hémoglobine et autres décapitations spontanées.

22/01/2004
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/babycart6/critiques.html

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