Ninja in the Dragon’s Den (龍之忍者) 1982


Première pierre de Corey Yuen Kwai, première réussite.
3-75
Première réalisation du prolifique Corey Yuen Kwai, Ninja in the dragon’s den met en scène un boxeur chinois facétieux face à un ninja froid, discret, rapide et mortel qui en veut à l’oncle du premier, ancien ninja reconverti en paisible fabricant de miroir. Un mélange assez rare de deux mondes bien différents que Corey parvient presque à porter au rang de classique.

Le premier héros est Conan Lee en cousin des grands rôles de Jackie Chan, mauvais acteur mais sympathique (ici seulement) et « rigolo », expert extraverti, décontracté et moqueur, qui tient bien son rôle de guignol malgré son physique de gros molosse, lui-même servi par un habitué des rôles de crétin de service, Tai Bo. Le second est Hiroyuki Sanada à la filmographie hétéroclite (Sankukai, In the line of duty 2, ring, ou encore récemment Le dernier Samouraï), en parfait ninja vengeur capable de magnifiques prouesses physiques et accompagné, lui, de son épouse très sage et pourtant presque aussi maligne et mortelle que monsieur.

C’est un film de ninja, certes, (cf la scène d’intro qui nous présente les arts ninjas, un grand moment) avec un certain penchant japanisant même, mais c’est aussi et surtout une comédie made in HK inarrêtable avec de gros, gros délires d’action tels qu’une scène de lance-pierre bien énorme, des combats acrobatiques et fous, dont entre autres, un combat sur des échasses, un autre contre un sorcier de pacotille sur une pile de tables qui se fait finalement cramé le visage par une bombe ninja, un autre duel entre les deux héros dans une maison truffée de pièges, et aussi un final contre le père (Hwang Jang Lee le super kicker !) du sorcier humilié, qui vaut le détour lui aussi, et où l’on se moque allègrement de la magie taoïste. D’autres scènes encore apportent un rythme soutenu de bout en bout à défaut d’être vraiment drôles.

En tout cas, ça délire sec. Les combats sont virevoltants sans pour autant être très câblés, bourrés de « tricks » et de gadgets en tout genre, aussi bien du côté chinois que japonais, de sauts sur les murs, d’accrochages au plafond, de cascades millimétrées assez impressionnantes, de chorégraphies très dynamiques même si un brin bordélique par moments.

Pour la première réalisation de Corey, celui-ci s’en tire très bien et propose un excellent moment de spectacle martial made in HK mélangé au sérieux typique des ninjas. Une bonne réalisation cimente le tout, maîtrisée tant au niveau des plans et des décors (certains plans contemplatifs plutôt jolis rappellent les chambaras), que des chorégraphies, dynamiques et légères. Un ensemble un brin trop léger même et pas toujours bien construit, mais un pari difficile de mélanger ces deux mondes, relevé avec brio par Corey. Ne vous attendez pas au film de ninja très sérieux en tout cas. L’humour lourd est dans la place.

11/02/2004
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/ninjainthedragonden/critiques.html

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Première réalisation du prolifique Corey Yuen et choc frontal entre la culture Japonaise et Chinoise qui reprend le thème de « Shaolin contre Ninja » de Liu Chia Liang pour le résumer à l’affrontement direct entre un adepte soupe au lait mais malin du kung fu et un Ninja calme et létal sous une couche juste digeste de comédie absurde, le tout avec un souci du détail bienvenu côté réalisation, certains plans contemplatifs rappelant même les Chambaras voisins. Le final finit par virer vers la Magie Taoïste Chinoise avec l’apparition d’un Sorcier de moine qui finira de vous éreinter.

Les combats sont virevoltant sans pour autant être très câblés, bourrés de feintes et de gadgets aussi bien du côté chinois que japonais, de sauts sur les murs, de suspensions au plafond, de cascades millimétrées plutôt impressionnantes, de chorégraphies très dynamiques et créatives même si un peu surchargées il faut bien le dire.

La folie HongKongaise et l’humour gras sont dans la place, pourtant Henri « San Ku Kaï » Sanada et sa magnifique compagne toute aussi létale restent imperturbables au milieu des pires pitreries et assurent le parfait esprit Zen. Cf la scène d’intro qui présente les arts ninjas, grand moment.

09/12/2010
http://www.senscritique.com/film/ninja-in-the-dragon-s-den/6921286279361437/critique/drelium/

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