Ong Bak (องค์บาก) 2002


Beeeeeeuuuuuuaaaaaaarrrrrrrr !
3-25

Voilà, ça c’était pour le scénario, les dialogues et le niveau intellectuel de l’ensemble. Au moins c’est rapide.

Beeeeeeuuuuuuuaaaaaaaarrrrrr aussi

Celui-là est pour les combats mais mérite une traduction un peu plus approfondie car bien plus chargé en signification que le premier. Faisons le point, ce sera plus simple :

LA SCENE D’OUVERTURE : très spirituelle. Elle veut nous signifier que les cascadeurs ont mal choisi leur film ou au contraire qu’ils sont pile là où il faut selon leur propension masochiste à aimer se jeter du haut d’un arbre, percuter quelques branches au passage pour finalement s’écraser à terre comme des bouses. Globalement, cette scène montre que les cascadeurs ne sont pas là pour rire mais pour souffrir.

Puis, après 35 minutes de profondeur scénaristique remarquable,

LA PREMIERE COURSE POURSUITE DANS LES RUES : la plus belle scène du film. Pas de doute, Panom YEERUM est un athlète expert du 1 km haies. Il franchit tous les obstacles avec une classe superbe et 2 ou 3 ralentis viennent à chaque fois montrer à nouveau l’exploit histoire qu’on ait bien saisi le mouvement. Du jamais vu niveau capacités physiques (et non pas martiales). De plus, cette scène est agrémentée des premières prouesses de « lattage » en règle dont est capable le bonhomme et elle s’enchaîne directement avec la suivante.

LE TOURNOI : la scène la plus jouissive, le Bloodsport du XXIème siècle. Une galerie de teigneux dont le premier, un hardos, va titiller avec finesse la susceptibilité de Panom YEERUM pour qu’il daigne se battre (le sage ne se bat jamais si la situation ne l’exige pas, grand précepte cher à JCVD et Bruce Lee). Kicks circulaires bestiaux, coups de genoux, coups de coudes sur le haut du crâne, les percussions n’ont jamais été aussi réalistes. Décidément, les cascadeurs méritent largement leur paie dans ce film. La scène se termine avec un dingue à la technique inégalable qui consiste à balancer tout ce qu’il y a dans la pièce : chaise, table, assiettes, enseigne lumineuse, , frigo, filles, etc. La violence de l’ensemble est sans commune mesure avec tout autre film. Jamais je n’ai entendu autant de « Oouooow ! » devant une scène de baston.

LA POURSUITE EN POUSSE POUSSE : remix en forme d’hommage ouvertement destiné à Luc Besson pour titiller plus encore son intérêt. Du Taxi à Bangkok sympathique et nerveux, voir énorme, qui se termine sur une section d’autoroute en construction. Tiens, tiens…

LE COMBAT CONTRE LE BRAS DROIT DOPÉ : à partir de là, faire beau n’est plus du tout la priorité. La priorité, c’est faire mal. Serait-ce le but du muay thai au cinéma ? Les deux protagonistes se tapent dessus comme des enragés sans bouger d’un poil. C’est à qui tombera le premier.

L’ESCAPADE AVANT LA SCENE FINALE : encore quelques beaux petits moments de l’athlète dans ses oeuvres mais la motivation et l’originalité ont dit « Bye Bye ». On retrouve quasiment les mêmes mouvements du début qui ne sont déjà plus aussi originaux. C’est très fort athlétiquement parlant avec des impacts bouleversant de précision et de violence mais tout est axé sur cela et la surprise n’est déjà plus la même aidée en cela par un scénario à valeur de somnifère et une caméra étrangement moribonde.

LA SCENE FINALE : l’apogée du film bourrin. Les cascadeurs s’en prennent encore plein la tête avec ralentis à nouveau genre « oui, oui, ils s’en prennent bien plein la tête ! ». Un bâton puis des Tonfas viennent leur faire encore plus mal. Un combat dopé des deux côtés (cette fois-ci) clôture la cérémonie. Une belle grosse tête de Bouddha délivre son message final de paix : Ce n’est pas bien de se battre…

Pas étonnant que Luc Besson ait eu l’idée de produire Ong Bak pour sa sortie prochaine en France car au delà de la star en devenir Tony Jaa (et oui, il a déjà changé de nom pour faire plus cool), c’est tout à fait du niveau d’un Taxi. Il y a d’ailleurs beaucoup de similitudes comme le personnage comique qui n’a rien demandé à personne, la copine débrouillarde, la course poursuite, et puis le rythme, la structure, etc, bref presque tout… Avec un bon poil de Bloodsport du XXIème siècle et des sauts Yamakasi, et voilà. Toujours beaucoup plus impressionnant qu’une production Besson mais déjà rabâché au sein même du film alors que c’est la première réelle apparition du Muay Thai. Combien de coups de genoux et de coups de coudes similaires sont répétés dans ce film ? c’est énorme. Du pur bourrinage très violent mais sans aucune substance annexe. De plus, en parfait accord avec Astec, le manque d’âme cruelle de la caméra se fait largement sentir. Héros et cascadeurs sont au top mais le show a quelque chose de poussif au final.

Néanmoins, Ong Bak reste le film de castagne le plus bourrin de tous les temps qui se doit d’être vu par tous les amateurs pour la performance de Tony et plus encore des cascadeurs. Assurément un futur gros carton.

02/03/2004
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/ongbak/critiques.html

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