Le Roi du Kung Fu aka Le Boxeur manchot (獨臂拳王) 1970


Le meilleur des mauvais kung-fu

3-50
Gros coup de cœur pour ce kung fu culte, échec cuisant au box office en 1971, année où Wang Yu assiste impuissant à la gloire de Bruce Lee dans Big Boss. « Le roi du kung-fu » précipita la désaffection du public pour Jimmy wang yu confirmée avec sa pitoyable suite Master of the flying guillotine.
Lui qui avait quitté la Shaw pour venir à la Golden harvest et obtenir plus de champ libre. Il mélange ici sans vergogne les monuments qui ont fait sa gloire, Un seul bras les tua tous, Le bras de la vengeance et sa réalisation la plus mémorable, The chinese boxer, et incarne à nouveau un héro loyal sauvagement amputé de son bras droit par le méchant japonais de service. Il assouvit sa vengeance en utilisant la puissance de la main de fer, brulant ses vaisseaux sanguins au feu de bois puis baignant sa main dans une mixture de plantes à haut taux de fer (des épinards !?) tout comme dans The chinese boxer.

Malgré sa classification objective dans les mauvais kung fu, Le roi du kung fu a beaucoup de charme et du cœur à revendre. Le rythme tout d’abord est vraiment soutenu. Ce qu’il y a de bien avec Wang Yu, c’est qu’il ne s’écarte jamais du principal : divertir le public. Ainsi la scène sensée plus lente où le guerrier récupère des forces dans une ferme mignonnette avec jeune fille et grand-père en prime se déroule en 30 secondes à peine grâce à l’utilisation surprenante de photos qui montre notre héros se rétablir à toute vitesse : super kitsch !

L’école rivale de celle de Wang Yu veut se venger d’un affront perpétué à la maison de thé et va faire appel à une brochette de combattants spécialistes pour, je cite, « joncher le sol de cadavres ».

Les combats sont innombrables et mettent en scène un nombre conséquent de guerriers disparates venus de tous les pays d’Asie comme aime à le faire Wang Yu. Chacun son costume typique, chacun sa technique mortelle, chacun son combat en guise de démonstration de puissance, les idées saugrenues comme l’hindou (encore un chinois avec du cirage sur le visage) qui marche sur les mains, les frères thaïs, le japonais « animal » où les vils moines tibétain dont un qui gonfle son corps sont typiques des folies de Wang Yu.

Le style de kung fu ensuite y est très « Wang yu » aussi, c’est à dire risible, à l’opposé de Bruce Lee, composé de coups de poing qui tuent nets bien violents et de coups de pieds ridicules il faut bien le dire. Comparé à l’amplitude, la souplesse et la vélocité de Bruce Lee, le style pataud de Wang Yu laisse assez perplexe, voir dubitatif. Mais la réalisation impliquée, l’ambiance survoltée, le rythme endiablé voir trépidant, la rage des combattants palissent sans mal à la faiblesse martiale, au kitsch indéniable et assumé qui devient du coup une agréable cerise contrairement au pitoyable Master of the flying guillotine.

On est loin du kung fu de haute volée mais l’ambiance délurée et violente est bien là et ne laissera pas insensible les adeptes.

20/03/2004
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/onearmedboxer/critiques.html

09/01/2011
http://www.senscritique.com/film/le-boxeur-manchot/3851294133557462/critique/drelium/

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