Swordsman 3 : The East is Red (東方不敗-風雲再起) 1993

Comment dire…. Décousu !
3-25
Alors donc, c’est le style Ching Siu Tung à son paroxysme, plus câblé tu meurs, ça vole sur tout et n’importe quoi, un espadon, des voiles de navire qui servent de tapis magique, et même, allons-y gaiement, le navire lui-même balancé d’un coup de Qi. D’ailleurs tout se balance à coup de Qi ici, les maisons, les boulets de canons rattrapés au vol, etc. Ajoutons un voodooman (genre chauve à la « Black mask ») torse nu peint en blanc avec un masque style « Mission impossible » extrêmement efficace qui le transforme en superbe donzelle, un navire période dynastie Ming transformable en sous-marin tout en bois siouplait, un samouraï baraqué en armure noire qui se révèle être….

Brigitte Lin, trop belle comme toujours, se sert toujours de ses aiguilles et de fil à coudre comme projectile multi-fonction et prend la grosse tête « apparemment ». Joey Wong et Brigitte sont d’anciennes amoureuses. « apparemment » aussi, Joey usurpe l’identité de Brigitte croyant celle-ci morte. Les deux se retrouvent, Yu Rong Guang, haut placé, se balade dans le coin avec des conquistadors espagnols et tombe amoureux de Joey malgré son caractère de diablesse. Ajoutez des samouraïs (ooh, le nain eh !) venus en navires de guerre et nos espagnols qui font de même…. Je dis « apparemment » parce que j’ai vu le vcd Mei Ah sans sous-titre carrément et je n’ai évidemment rien compris des détails de l’histoire et malheureusement les scènes de dialogues sont très nombreuses suite au bon départ dynamique.

Le film se révèle donc assez laborieux à suivre. Du reste, le manque de sous-titre ne change pas grand chose assurément. L’histoire n’a pas besoin de dialogues compréhensibles pour montrer ses limites et son non sens. Les combats ne sont pas si nombreux que ça au final, et fortement conceptuels, c’est à dire que personne ne s’arrête de voler et de balancer des projectiles de tout type jusqu’à ce que l’un d’eux abandonne… Peu de morts, on fait dans le gentil combat.

Plus cinglé, plus câblé, plus contre-plongé, plus déséquilibré que jamais, « East is red », c’est avant tout le maximum possible dans les délires câblés des 90’s HK dont Ching Siu Tung est le roi depuis son chef d’oeuvre « Duel to the death ». Yu Rong Guang convaincant, Eddy Ko Hung transparent et voilà. Trop la fête ce film, et trop de dialogues inutiles (pas besoin de comprendre pour le savoir), de moments romantico-bisounours dont une chanson d’amour interprétée par Brigitte comme le veut la tradition des Swordsman.

06/05/2004
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/swordsman3/critiques.html

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s