Death Cage (战笼) 1988

Pour le fric et surtout pas pour le fun. Et réciproquement…

2-00
En pleine vague de films de baston sur ring, Toby RUSSELL pousse Robert TAI à réaliser ce kung-fu opposant la boxe « Tai » à la boxe de Los Angeles le tout en Thaïlande, espérant une nouvelle perle du maître du kung fu Bis. Mais force est de constater que Robert n’est pas motivé du tout pour exploser les limites de sa folie d’antan et qu’il n’attend qu’une chose, le chèque final. Comme une mauvaise habitude qu’il prendra par la suite avec ses téléfilms taiwanais, Robert réalise un mauvais kung-fu très longuet et sans aucune suprise malheureusement. On y retrouve tout de même quelques particularités de la touche Tai : des affrontements assez speeds pourtant parfois étonnament mous ici, des combats inévitablement à mort qui se terminent par des membres brisés ou perforés à grands coups de giclées de sang comme son maître Chang Cheh lui a appris à le faire, et un bestiaire de bonnes trognes de gweilos qui sont malheureusement très éloignés du niveau technique d’un Eugene THOMAS ou d’un Silvio AZZOLINI . Le sympathique et très mauvais acteur Steve TARTALIA débute ici sa carrière de gweilo et se la joue punk plus qu’autre chose. Quant à John LADALSKI gweilo présent dans Shaolin Dolemite, il fait un minuscule caméo et son équipe de cascadeurs, l’action film club, aura rarement été aussi décevante.
Robin SHOU Wan-Bo (Mortal Kombat) quant à lui, joue le rôle principal. Il est lui aussi en dessous de la présence physique et énergique d’un Alexander Lou. Telle une gentille potiche, aucune expression faciale ne vient donner un peu de relief à son personnage, héros basique par excellence. D’ailleurs tout est tellement basique dans Blood fight 2. La première moitié est ultra lente. Il ne se passe rien. Puis un petit entraînement du héros dans le garage où il travaille, au mieux risible : je fais tourner la manivelle d’un étau, je fait des pompes sur une planche à roulettes, je fait du nunchaku avec des bouts de calandres…. Seul un petit combat avec l’excellent, mais vieillissant, Mark LUNG Goon Mo contre deux gweilos au féminin, approche très légèrement d’un vrai combat « Taien » mais c’est bien tout. Le combat final, comme tous les autres du reste, est ultra classique pour ne pas dire ch@!#t au possible malgré l’originalité de la cage en bois à la Mad Max 3 construite sur un camion qui aurait pu s’avérer un excellent lieu propice à de belles folies ou même à un remix débridé de la fameuse scène du guerrier de la route. Et bien non, l’ennemi principal, Joe Lewis, gweilo blondinet champion du monde de karaté est assez motivé et excessif (quoique bien trop bourrin), la caméra toujours bien nerveuse, mais rien ne convainc.

Robert Tai sur le retour propose ici un kung fu ultra basique très proche finalement d’un « karaté kid » agrémenté de réminiscences bien trop légères de son style lorsqu’il était à son apothéose.

PS tardif@manolo : revu depuis, je partage maintenant tout à fait ta clémence. De mon côté, je devais être en pleine lignée d’actioners bien troussés et j’ai été très dur avec lui en effet. Aujourd’hui, c’est plutôt un joli nanar sans prétention avec un casting sympathiquement mauvais et de l’action régulière, sanglante et nawakesque assez bas de gamme mais plutôt généreuse malgré tout. Je doute fort que ce film n’ait été fait que pour le fric à la vue de cette générosité. D’où le réciproquement qu’il vaut mieux ajouter dans mon titre…

23/08/2004
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/bloodfight2/critiques.html

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