Les Fantastiques Supermen Chinois (閃電騎士大戰地獄軍團) 1976

Mémorable bouillie Japon / Taïwan de Kamen Riders
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Tiré des deux premiers épisodes pilotes de la série Kamen Rider japonaise et remix taïwanais fauché des ces épisodes (des extraits de Kamen Riders originaux pour l’action et certains dialogues, et une soupe maison pour les autres dialogues avec des costumes revisités sauce Z), les deux supermen chinois combattent la terrible organisation des serviteurs de Satan dans un joyeux bordel peuplé d’incohérences par centaines et d’une panoplie illimitée de monstres en plastoc (28 au total !) qui se présentent gaiement tous alignés en haut de la colline, l’un des seuls extérieurs qui servira pendant tout le film d’ailleurs. Monstre des marais, monstre des montagnes, monstre de la mer, monstre du volcan, etc, comme ils le clament haut et fort en se présentant eux-même, ils sont dirigés par le docteur Mort, sorte de Dracula vieillot qui se bat pour la place de chef des démons contre la tête de blatte grimaçante, un méchant culte doté du costume le plus ridicule jamais pondu dans un Sentaï. En guise de chef suprême, un emblème d’aigle pourvu d’un diamant bleuté clignotant sur le torse rappelle un peu le futur chef des C-rex de X-Or puisqu’il est encastré dans le mur et qu’on ne le voit jamais… et qu’il est mystérieux…. Et caché…. Et qu’il n’a même pas de visage puisque c’est une sculpture… Ah, Ah, Ah !

Lee Yi Min très sérieux (mais que fais-tu là ?!) et son compère interprètent par intermittence les supermen N°1, ou 2, ou l’inverse… En fait c’est assez flou cette histoire puisqu’une fois sur trois, le N°1 est plus grand que le N°2 ou a un masque tout vert puis un masque tout en argent. Pendant une bonne demi heure d’ailleurs, Lee Yi Min n’est carrément plus là. C’est un autre qui joue le rôle. Enfin bref c’est un mixe de scènes sauvagement mises bout à bout sans aucune logique pour ne pas dire le boxon total. L’hélicoptère explose alors que le superman N°1 (ou 2… bref) discute tranquillement à la place de pilote et 0.5 secondes plus tard, il marche tout souriant dans la plaine.
Le QG des méchants qu’il faut absolument dénicher est à Taïwan puis se retrouve à Hong Kong, puis en haut d’une montagne… Ce dernier explose avec les supermen à l’intérieur, le plan suivant, ils sortent d’un immeuble bancaire même pas en costume de superman (!?) et, le comble, retournent la scène suivante dans la même pièce qu’ils ont faits exploser il n’y a pas une minute de ça pour délivrer Une gweilo blonde que l’on a jamais vu avant et qui se révèle être une traîtresse… Ah ouais, d’accord, bon, si vous voulez. Bref, il s’agit d’un mélange de plusieurs scènes de la série plutôt que d’un long métrage en une pièce et c’est assurément une sacrée partie de rigolade de relever tous les non sens présents.

A relever aussi, une course de motos organisée par Interpole (!?) qui tombe en plein milieu à l’improviste. Elle se termine avec tout autant d’incompréhension sur une poursuite entre une horde de sbires démons à moto qui explosent sans aucune raison en remontant la colline (toujours la même) alors que les supermen la descendent (???). N’oublions pas non plus le message codé sur lequel est inscrit « XY 304 » que les super riders décryptent illico presto en concluant : « Donc 3, c’est l’arrondissement et 4 c’est l’heure où le docteur Mort nous attend (!!!?) ». Et terminons ce tout petit aperçu par une petite fille kidnappée âgée de 12 ou 13 ans qui d’un plan à l’autre prend 2 ou 3 ans de plus et change de longueur de robe (!!!).

L’explication vient du fait que ce film utilise des plans de Kamen riders en les mélangeant avec des plans réalisés pour l’occasion avec les acteurs taïwanais mais ceci n’excuse pas tout, loin de là. Le plus fort est qu’il est très difficile de différencier les plans nippons des plans taïwanais…. Une énorme soupe quoi.

Agrémentés d’une magicienne bisexuée à tête de sphinx, d’un agent des enfers à tête de blatte (personnage ultra culte au Japon si il en est), et d’une grosse dose de combats nullissimes à coups de tatanes dans les monstres Z qui finissent tous eux aussi par exploser toujours sans raison, d’un doublage français parmi les summums du culte, et d’une bande originale excellente, mélange subtile de musique traditionnelle mandarine et de morceaux pop endiablés dans la pure tradition des metal heroes, chantés en mandarin svp, ces Supermen chinois atteignent sans problème les sommets de la bouillie Z juste derrière l’inatteignable Star wars Turc. Absolument nullissime et bien plus grave qu’un Super Inframan, cette chose filmée réjouira les amateurs de Metal Heroes nippons qui veulent se poiler à plusieurs.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/superridersv3/critiques.html

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