Shaolin contre Mantis (少林醉八拳) 1982


Du Gordon Liu de seconde zone.
2-50
Il est question ici d’un maître pinté qui enseigne le Drunken style, le Tiger style et un soupçon de Crane style (la grue) à la manière du Maître chinois, techniques Shaolin bien connues pour un remix bien classique. Les méchants de service sont de la secte Mantis. Elle justifie son nom lors du combat final où le maître de la secte utilise le Mantis style (la mante religieuse).

Tout le manuel du parfait petit kung-fu d’exploitation est déballé y compris les petits flash-back douloureux sur l’enfance de Gordon. Pour faire simple, son père s’est fait tué par le chef Mantis. Pour assouvir sa vengeance, il suit l’entraînement d’un vieux pinté et vous connaissez la suite. Seul différence notable, il kidnappe la fille du tyran et tombe amoureux d’elle ce qui nous vaut une scène très tiède entre Gordon et la jeune fille : une exception où l’on sent Gordon, bien plus habitué au rôle de moine, pas du tout à l’aise. Pour le reste, il surjoue un maximum reprenant toutes les mimiques de la trilogie 36th chamber jusqu’à la caricature. Notamment lors d’une scène où il fait cuire du riz en quantité. Entraînement assez risible où Gordon joue l’effort physique comme personne et fronce les sourcils, accompagné d’une musique Sentaï héroïque de conséquence (horrible !). Parallèlement, un autre guerrier lié à cette histoire tragique veut aussi la mort du chef Mantis. Il a une main coupée et porte le traditionnel « panier en osier ninja de voyage » sur la tête pour paraître plus mystérieux encore.

Gordon est en bonne forme physique et se la joue plutôt énervé et violent. C’est assez rare pour être souligné. Contrairement à Shaolin contre Wu Tang et autres films des frères Liu, ici les morts ne sont pas proscrits et même plutôt réguliers, et ce dès les premières secondes du film. Notons aussi la présence bénéfique de Chin Yuet Sang (le petit bras droit tout en noir du chef Mantis) qui assure la majeure partie des combats avant le final, dont une démo tout juste sympathique avec une chaîne. Malgré sa jeunesse à l’époque, il montre déjà une belle vivacité et une maîtrise technique qui lui ouvriront de nombreux autres rôles du même style (à vrai dire le bras droit du méchant, c’est sa spécialité). Chorégraphe ici, il réalisera aussi quelques films comme Lion vs Lion.

On est toujours dans le kung-fu de seconde zone, voire de troisième, où l’originalité est quasi nulle. Mais Shaolin vs Mantis reste tout juste regardable pour les fans de Gordon et de old school. Indulgence de rigueur, il y a pire en kung-fu old school, bien pire.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/shaolindrunkenmonk/critiques.html

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