Les 7 Vampires d’or (七金屍) 1974


Désuni et mal joué mais un profond penchant exploitation qui fait mouche.
2-50
Étrange coproduction en forme de crossover entre la Hammer et la Shaw Bros qui tentent le coup de mélanger le kung fu et la mythologie des vampires HK avec celle du bon vieux Dracula bien de chez nous. Histoire très simple, Dracula se réfugie en Chine où il prend possession d’un corps et sème la terreur dans un village reculé en montagne, kidnappant des vierges pour étancher sa soif.
Réalisé par Roy Ward Baker, adepte des remix des vieux et grands thèmes de l’exploitation occidental (Le club des monstres, Dr Jeckyll & sister Hyde, …), il montre ici encore un certain entrain à réaliser, plutôt plaisant mais toujours plus bis qu’autre chose. Au casting, Le Van Helsing original de la Hammer, Peter Cushing côtoie David Chiang qui n’a jamais joué aussi mal (l’anglais y fait aussi beaucoup) et la toute mignonne Si Si (si, si, elle s’appelle comme ça) s’en sort presque mieux. David est accompagné de ses frères, chacun spécialiste dans une arme du kung fu. On retrouve notamment les expérimentés Lau Kar Wing, Fung Hak On ou encore Hsu Hsia, avec des chorégraphies pourtant réalisées par les deux maîtres Tang Chia et Liu chia Liang, mais ça reste tout juste sympa et ils n’ont pas l’air très motivés vu le résultat, voir même un peu perdus.

Loin d’être incontournable et aussi original qu’il pouvait le laisser présager, réalisé pour de prioritaires objectifs commerciaux, décousu, désuni, mal joué et sans doute réalisé trop rapidement, ce petit film propose néanmoins un mélange d’exploitation assez unique et original pour convaincre l’amateur. Un peu de kung fu Shaw assez mal chorégraphié mais violent et régulier, une pointe de vampires des Carpates, un zeste de massacres et de vierges sacrifiées, une chiquenaude de drame, quelques grammes de rites vampiriques venus des deux horizons, un Van Helsing toujours aussi érudit, David Chiang qui parle anglais, un voyage à pieds dépaysant. Autant d’éléments qui placent la légende des 7 vampires d’or au dessus de « La brute, le colt et le karaté », autre coproduction (Italie / Shaw cette fois), qui tentera, en vain malheureusement, de mélanger kung fu et western italien, avec pourtant Lo Lieh et Lee Van Cleef.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/legendofthesevengoldenvampires/critiques.html

13/11/2010
http://www.senscritique.com/film/les-sept-vampires-d-or/5031229864166683/critique/drelium/

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