Les incontournables de la Shaw Brothers

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PARTIE 1 : LA SHAW BROTHERS
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Les 5 réalisateurs incontournables

Chang Cheh

l’ogre de la SB est incontestablement le réalisateur qui laissa la plus grande marque aux studios, ne serait-ce que par le nombre de ses films, presque une centaine. Lui qui avait toujours rêvé d’arriver à 100 mourut le 22 juin 2000 à quelques 3 films d’y parvenir. Inspirateur du cinéma de John Woo, l’héroïsme sanglant décliné dans presque tous ses films donna autant de chefs d’oeuvre que de médiocres redites, de plus en plus nombreux avec les années. Plus que cela peut-être, Chang Cheh fut avant tout un grand découvreur de talents et un personnage légendaire à lui tout seul.

Liu Chia Liang

plus grand chorégraphe martial du cinéma old school et véritable maître confirmé maîtrisant à la perfection toutes les armes du kung-fu, Liu Chia Liang laisse un héritage conséquent et inimitable dont le plus beau fleuron reste (pour la plupart), sa trilogie de la 36ème chambre avec son demi-frère adoptif Liu Chia-Hui aka Gordon Liu en vedette. Il réalisa notamment par la suite Combat de maîtres avec Jackie Chan et est réapparu récemment avec le mitigé Drunken Monkey, hommage au kung fu « à l’ancienne » qui fit sa gloire.

Chu Yuan

grand spécialiste des wu xia pian teintés de fantastique sur fond d’intrigues à tiroirs très souvent adaptées de romans, notamment de Gu Long, il laisse plusieurs chefs d’oeuvre absolus comme Killer Clans ou The Magic blade, et une majorité de très bons films où les combats au sabre, proches de l’esprit japonais du chambara, soutiennent l’intrigue plus que l’inverse. Il s’illustra aussi dans beaucoup d’autres genres avant cela comme la comédie, l’action, la romance ou le drame.

King Hu

Ésthète, intellectuel, spirituel, privilégiant la démarche artistique et la beauté du plan aux effusions de violence faciles, King Hu a débuté comme assistant du grand Li Han-Hsiang et a étendu les limites du cinéma d’arts martiaux grâce à sa vision proche de celle d’un peintre engagé qui lui vaut pour certains le titre de plus grand réalisateur chinois de tous les temps. Après quatre films dont le célèbre L’hirondelle d’or, il quitte la Shaw devenue trop étroite pour son désir d’indépendance et d’expérimentation et continue à tourner à Taïwan où il réalise ses plus grands chefs d’oeuvre Dragon Inn, Touch of zen et Raining in the mountain. Il meurt le 14 janvier 1997 alors qu’il préparait avec John Woo un film épique chinois qui l’aurait certainement remis sur le devant de la scène.

Li Han-Hsiang

premier grand réalisateur du cinéma HongKongais, Li Han Hsiang est à l’origine des premiers succès de la Shaw avec des films comme The Kingdom and the beauty. The Magnificent concubine, The Empress Wu ou The Love eterne. Son domaine de prédilection était le drame historique, genre dans lequel il fut récompensé à plusieurs reprises au festival du film asiatique. Avec les années, il vire un peu plus vers l’exploitation, en particulier l’érotisme soft. Il mourut en 1997 à Pékin.

Bien entendu, il y a d’autres réalisateurs touche à tout qui méritent au moins d’être cités pour éviter les jalousies : Ho Meng-Hua tout d’abord avec une palette de films de genre divers et variés plus ou moins déviants, Cheng Kang et ses deux films les plus connus 12 gold medaillons et Les 14 amazones, mais aussi les folies de Kuei Chih-Hung, les drames érotiques de Lo Chen, les romances sexy de Lu Chi, et encore les kung fus de Pao Hsueh-Li, les films d’action de Sun Chung, les comédies de Wong Jing à ses débuts, les intrigues romanesques de Yen Chun, et pour finir les drames épiques du vétéran Yueh Fung. Autant de réalisateurs qui ont fait la grandeur et la diversité de la Shaw brothers et qui prouvent qu’au delà des films martiaux, la firme a su briller dans tous les genres.

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Les 10 acteurs incontournables

Jimmy Wang Yu

Première véritable star masculine des films d’arts martiaux, Wang Yu restera un peu comme le petit frère cinématographique de Bruce Lee. Jouant souvent des héros charismatiques et suffisant, mais sans la présence physique du légendaire petit dragon, le bon Jimmy a tout de même inscrit plusieurs films mythiques à sa filmographie (les deux premiers One armed Swordsman, Golden Swallow). Sa carrière post Shaw Brothers ne sera hélas pas aussi mémorable.

Ti Lung

Probablement l’acteur Shaw Brothers au physique le plus avantageux, le beau Ti Lung restera cependant un peu dans l’ombre de David Chiang, acteur fétiche de Chang Cheh qui préfèrait sa fragilité à la prestance de son collègue. Ti Lung reste pourtant comme un des seuls acteurs crédibles à la fois martialement et dramatiquement parlant. Marquant chez Chang Cheh, il a su se diversifier et tourner avec les plus grands, ainsi que faire perdurer sa carrière par delà la chute de la Shaw Brothers.

David Chiang

Acteur fétiche de Chang Cheh malgré un physique peu adapté à l’action sanglante des plus grands films de l’Ogre, David Chiang a su s’imposer grâce à un jeu dramatique tout en fragilité et en nuances. Avec une vraie gueule de cinéma et un sourire copyrighté, David avait un don certain pour jouer les frimeurs qui ont la classe. Sa carrière prolifique s’est étendue bien au-delà de celle de son réalisateur attitré, mais sans la même réussite.

Lo Lieh

Probablement un des acteurs les plus charismatiques de l’époque, Lo Lieh n’aura jamais vraiment eu la carrière qu’il méritait. Souvent dans l’ombre des superstars de la Shaw (Wang Yu, David Chiang), cet acteur polyvalent imposait pourtant une présence physique et un charisme certains. Sa carrière s’est étendue bien au-delà dans la Shaw dans tous les genres possibles et imaginables.

Gordon Liu Chia-Hui

Demi- frère du chorégraphe mythique Liu Chia-Liang, Gordon Liu restera pour beaucoup le célèbre moine de la 36ème chambre de Shaolin. Très crédible à la fois martialement et dramatiquement, Gordon était le parfait interprète pour son ainé, avec lequel il tourna plusieurs films légendaires du studio (la trilogie de la 36ème Chambre bien sûr, ainsi que le 8 Diagram Pole Fighters marquant la mort artistique de la Shaw).

Chen Kuan-Tai

Artiste martial confirmé, Chen Kuan-Tai restera dans les mémoires pour son rôle de Ma Yung Chen dans Boxer From Shantung, ainsi que pour la présence physique qu’il savait apporter à chacun de ses rôles.

Yueh Hua

Acteur prolifique, Yueh Hua s’est imposé grâce à un jeu dramatique supérieur à la moyenne qui convenait notamment parfaitement aux intrigues travaillées des films de Chu Yuan.

Ku Feng

Acteur extrêmement productif, Ku Feng a joué des dizaines de seconds rôles pour la Shaw, avec les plus grands réalisateurs comme interprètes. Excellent dans l’interprétation dramatique, cet acteur souvent très à l’aise dans des rôles de méchant était aussi à l’aise en moine (Web of Death), en mendiant, en sorcier (Black Magic), en paysan, etc. Bref, à tout jouer, avec tout le monde. On murmure même qu’il serait en fait derrière le masque de Darth Vador dans Star Wars, et l’Alien, dans Alien.

Alexander Fu Sheng

Artiste martial confirmé jouant plus sur la rapidité que la puissance, Fu Sheng a vu son destin brisé en plein vol au début des années 80 lors d’un accident de voiture qui lui aura été fatal. Véritable pile électrique bourrée de peps, Fu Sheng avait un don pour la caricature comique (Legendary Weapons fo China) et les personnages enragés (8 Diagram Pole Fighter).

Derek Yee

Devenu depuis l’un des producteurs/réalisateurs/scénaristes les plus intéressants du cinéma de Hong Kong, Derek Yee a débuté sa carrière à la Shaw Brothers où son physique avantageux a été évidemment bien mis en avant. Mais bien loin de se reposer sur son seul physique, Derek ne s’est pas limité à des rôles purement martiaux, faisant déjà preuve à l’époque d’un intérêt certain pour des rôles dramatiques de qualité comme il en dirigera plus tard..

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Les 10 actrices incontournables

Lin Dai

Première grande « Reine des films asiatiques » née d’un ancien gouverneur de province, elle joue dans plus de 50 films et décroche trois titres de meilleur actrice à l’Asian Film Festival. Elle est la première représentante de la féminité, de l’élégance, du raffinement et d’une force de caractère qui forgeront les grandes dames de Hong Kong. Malheureusement, loin de l’image de ses films, dépressive, elle se suicide en pleine gloire peu avant ses 30 ans.

Li LiHua

Autre grande dame populaire des premières heures du cinéma hongkongais au parcours très prolifique, elle débuta dans les années 40 et est immédiatement reconnue. Créatrice de sa propre compagnie de production avec son époux, elle rallie bientôt la Shaw où elle brille dans les romances et autres drames épiques de l’époque. Elle quitte Hong Kong pour les États-Unis au début des années 70 où son mari décède. Elle ne fera dès lors que quelques caméos.

Betty Loh Ti

Née en 1937, elle subit elle aussi très tôt la perte de ses parents, elle débute sa carrière en 1954 mais ne trouve le succès qu’après son arrivée à la Shaw et éclate dans The love Eterne où sa prestation est acclamée. Tout comme Linda Lin Dai, elle meurt tragiquement en 1968, à l’âge de 31 ans.

Yvi Ling Po

Née en 1939 dans un contexte difficile de guerre, elle est abandonnée très jeune par ses parents. Elle arrive à Hong Kong en 1950 avec ses parents adoptifs et devient vite une très grande star des films mandarins succèdant à Linda Lin Dai au titre de nouvelle reine des films asiatiques. Après de gros succès comme Love eterne ou Lady General Hua Mu Lan, elle continuera de jouer jusqu’en 1971 et dans quelques autres films plus récents.

Cheng Pei Pei

Légende vivante, première icône féminine du cinéma martial, sa formation de danseuse a très vite été utilisé pour mettre en scène une vélocité martiale décuplée par son regard de braise et sa posture impeccable. Après une coupure dans sa carrière de 1974 à 1983, elle revient progressivement pour s’affirmer à nouveau dans des films comme Tigre et Dragon.

Shih Zhu

Digne héritière de Cheng Pei Pei, sa force de caractère et ses aptitudes martiales en font une représentante parfaite et respectée des combattantes agiles et féroces. Elle tourna avec les plus grands comme Chu Yuan dans plus de 40 films jusqu’à la fin de la Shaw en 1983.

Lily Li-Li

Actrice martiale avant tout, elle fut la première protégée de Liu Chia Liang avec lequel elle tourna des kung-fus. Respectée par les hommes, Lily Li est un peu le penchant à mains nues de Shih Hzu. Actrice complète, elle se caractérise avant tout par son attitude de battante, une agilité et des capacités martiales réelles.

Li Ching

Succédant aux reignes des premières grandes reines, elle tourne avec tous les plus grands réalisateurs de la Shaw à partir de 1965 et devient une figure emblématique qui joue aussi bien les reines costumées que des rôles plus sombres dans des films de genre. Une petite reine qui intègre le « super trio » complété par Yvi Ling Po et Lily Ho, référence incontournable aux yeux du public.

Lily Ho

Actrice brûlante aux charmes divins remarquée pour ses rôles sexy dans Till the end of time et surtout Knight of the knight où une scène dénudée fera scandale, Lily ho est une actrice polyvalente mais qui aura du mal à se séparer de son image sulfureuse, d’autant que ses rôles totalement décomplexés dans le très chaud Intimate confession of a chinese courtesan et Sex,love and hate ne font que nourrir ce personnage. Elle quitte ensuite brusquement le cinéma et deviendra une redoutable femme d’affaire ne faillissant pas à sa réputation de grande tigresse de la Shaw.

Chin Ping

Tournant dans une vingtaine de films en à peine 7 ans, Chin Ping, plutôt réservée dans sa vie privée, interpréta des rôles avant tout martiaux et toujours énergiques dans les films de Chang Cheh comme Magnificent trio ou Trail of the broken blade avant de goûter à d’autres genres comme la comédie musicale Hong Kong nocturne. Malgré son charme enfantin plutôt craquant, elle n’égalera jamais le parcours et le charisme de Cheng Pei et Lily Ho, ses partenaires dans ce film.

Ching Li (oups, ça fait 11…)

Après avoir débuté dès l’âge de 6 ans, elle devient une star avec sa prestation dans When the clouds roll by et tourne ensuite dans de nombreux films de la Shaw, notamment avec Chang Cheh, ami de son père, puis avec Chu Yuan, avec lequel elle tourne une vingtaine de films dont ses plus grands chefs d’oeuvre. Elle côtoie les grands acteurs de l’époque et joue souvent les seconds rôles féminins un brin en retrait derrière Ti Lung, David Chiang ou encore Yueh Hua. Ching Li est donc une actrice moins starifiée que les « grandes reines » mais très attachante et au jeu sensible.

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LES 10 FILMS MARTIAUX INCONTOURNABLES

Un seul bras les tua tous aka « The one armed swordsman » de Chang Cheh

Le film qui a inspiré The Blade de Tsui Hark, et premier opus d’une trilogie marquante. Chang Cheh n’était pas encore à l’apogée de son style sanguinaire, mais la beauté des décors en studio et le classicisme de l’ensemble en font assurément une date dans l’histoire des films martiaux.

La rage du Tigre aka « The new one armed swordsman » de Chang Cheh

Troisième opus de la série du sabreux manchot, et certainement le plus culte. Beaucoup moins raffiné que le premier opus, cette variation sur le même thème se montre bien plus proche du style Chang Cheh, avec qui plus est ses deux acteurs favoris, Ti Lung et David Chiang.

Le justicier de Shanghaï aka « Boxer from Shantung » de Chang Cheh

Si vous cherchez encore l’origine des films de John Woo, une partie de la réponse est assurément dans ce film. Porté par un Chen Kuan Tai très charismatique, cette épopée mafieuse a marqué les esprits grâce à son final dantesque et typique du style Chang Cheh.

La 36ème chambre de Shaolin aka « Shaolin 36th chamber » de Liu Chia Liang

Autre maître, autre style, la 36ème Chambre est un modèle de film martial, un meurtre, une vengeance, un entraînement. La maîtrise des arts martiaux du descendant martial de Wong Fei Hong resplendit ici, notamment via l’interprétation très appliquée de Gordon Liu.

Le sabre infernal aka « The magic blade » de Chu Yuan

Loin du sang de Chang Cheh et des arts martiaux du puriste Liu Chia-Liang, Chu Yuan instaurait un style basé sur la qualité des intrigues et l’atmosphère. Ce Sabre Infernal joue sur une ambiance très film noir avec des personnages loin de l’image typique du sabreur chinois.

La guerre des clans aka « Killer clans » de Chu Yuan

Film martial rime trop souvent avec film brutal. Chu Yuan démontre parfaitement le contraire avec ce suspense basé sur une intrigue à tiroir tiré d’un roman de Gu Long, et porté par un casting de grande qualité. Un jeu d’échec tactique savoureux porté par une réalisation très maîtrisée et des décors et costumes de tout premier ordre.

L’hirondelle d’or aka « Come drink with me » de King Hu

Véritable révolution martiale à l’époque, Come drink with me lance tour à tour les films martiaux vers une nouvelle ère plus dynamique, une combattante légendaire du nom de Cheng Pei Pei et enfin celui qui est considéré par certains comme le plus grand réalisateur chinois, King Hu, esthète et visionnaire qui réalise non seulement un film martial comme il n’en existait aucun à l’époque, mais aussi la première ébauche d’un voyage spirituel, véritable marque de fabrique du maître.

Shaolin contre Ninja aka Heroes of the east aka « Challenge of the ninja » aka « Les démons du karaté » de Liu Chia Liang

Ultime démonstration martiale par le maître du genre. Reprenant le conflit séculaire entre les chinois et les japonais, Liu Chia Liang distille un kung-fu à teneur pédagogique où le sang ne coule jamais mais où les combattants, tous experts dans leur spécialité, délivrent un spectacle martial authentique et hors norme. Toutes les techniques chinoises et japonaises sont passées en revue et le début du film, comédie conjugale, apporte encore une fraîcheur supplémentaire. Une perle !

Les 14 amazones aka « 14 amazons » de Cheng Kang

Film épique au budget colossal réunissant la crême des tigresses de la Shaw. Les 14 amazones, ç’est aussi un formidable classique captivant, à la réalisation classieuse digne des plus grands excès de la Shaw Brothers.

Le retour de l’Hirondelle d’Or aka Golden swallow

… ou Eight Diagram pole Fighter
… ou Soul of the sword
… ou Vengeance !
… ou Jade Tiger
… ou Lady Hermit

… Enfin bref, difficile de choisir.

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LES 10 FILMS NON MARTIAUX INCONTOURNABLES

The bride napping de Yen Chun (1962)

L’un des premiers grands films de la Shaw où la charmante Betty Lo Tih en dame distinguée fait face à de nombreux quiprocos et une bonne dose d’humour véhiculée par les deux trublions Fung Ngai et Chiao Chuang. Film léger et gros succès agrémenté d’opéra chanté, le tout d’époque, évidemment.

Intimate confessions of a chinese courtisan de Chu Yuan (1972)

Drame érotique teinté de wu xia pian et de violence sanguinaire ici et là. Un film pourtant raffiné où une jeune femme capturée par des brigands devra choisir entre mourrir et devenir courtisane. Le danger et les complots s’entremêlent au sexe et au mensonge pour aboutir à une production atypique pleine de goût.

The love eterne de Li Han Hsiang (1962)

Énorme succès du box office HongKongais à sa sortie et plus grande adaptation du mythe des Butterfly Lovers revisité plus tard par Tsui Hark dans the lovers. Love eterne auquel King Hu a participé est un joyau des films costumés façon Shaw où le chant et l’opéra prennent une place importante.

The kingdom and the beauty de Li Han Hsiang (1958)

Histoire d’amour difficile entre un roi lassé de son trône qui part à l’aventure et tombe amoureux d’une belle vendeuse de vin. Un énorme succès et une romance en costume menée par une Linda Lin Dai resplendissante.

Last woman of Shang de Yueh Fung (1964)

Drame historique où l’on retrouve la belle et éclatante Linda Lin Dai.

The empress dowager de Li Han Hsiang (1975)

Fastueuse intrigue de palais où l’impératrice joue de sa force pour diriger à la place de l’empereur (Ti Lung), jeune et naïf. Elle-même sera influencée par l’oenuque impérial (Ku feng), remarquable en manipulateur fourbe. On y retrouve aussi la grande Ivy Ling Po ainsi que David Chiang dans un rôle tout en nuances.

Hongkong Nocturne de Inoue Umetsugu (1967)

Comédie musicale tout en excès qui réunit le trio de stars Cheng Pei Pei, Lily Ho et Chin Ping. Un énorme succès public qui engendrera une suite, Hong Kong Rhapsody avec Li Ching en vedette. Un foisonnement de kitsch et de bons sentiments pour les amateurs de films musicaux où tout le monde chante et danse de bon coeur.

The lotus lamp de Yue Feng (1965)

Une Princesse tombe amoureuse d’un jeune étudiant et donne naissance à un fils. 14 ans plus tard, le fils cherche à éclaircir le mystère derrière sa mère et une certaine Lampe de Lotus mythique. La reine Linda Lin Dai joue à la fois la mère et le fils dans une fable colorée où elle tombe amoureuse d’un jeune étudiant joué par Cheng Pei-Pei dans son premier rôle, celui d’un homme. La production soignée de ce succès classique dura 2 ans et le film ne sortit qu’un an plus tard, le jour du premier anniversaire du suicide tragique de Linda.

The monkey goes west de Ho Meng Hua de Ho Meng Hua (1966)

Film d’aventure, conte fantastique chamaré, comédie naïve retraçant l’odyssée d’un moine en quête d’écritures saintes qui rencontre un singe prisonnier d’une malédiction. Une version primale des films de la veine du Roi Singe réalisée par un spécialiste du genre débridée, Ho Meng hua.

Love without end de Doe Chin (1961)

… ou The enchanting shadow
… ou The goddess of Mercy
… ou Empress Wu Tse-Tien
… ou Lady General Hua Mulan

Là aussi, difficile de choisir…

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LES 10 FILMS LES PLUS BIS

Super Inframan de Hua Shan

Attention ! Le X-Or de la Shaw, le Superman chinois débarque en force pour inonder vos pupilles en manque d’images cosmiques. Utilisant toutes les ficelles de ses cousins japonais et en y ajoutant des moyens dignes de la Shaw Brothers, une galerie de monstres méchants retors, des décors, des accessoires et du kung-fu foisonant et déjanté, ce film 100% bis est un pur régal et un ride psychotronique ininterrompu où l’on retrouve l’indétrônable roi du bis de la Shaw, le Super Inframan lui-même, Danny Lee.
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Mighty peking man de Ho Meng Hua

Mélange unique et naïf des films de monstre tels King Kong et Godzilla, ce Mighty peking man restera à jamais dans les anales des grands nanars. Présentant la blonde platine Evelyne Kraft en Jane de la jungle, un Danny Lee en Indiana Jones de fortune et un énorme yéti qui cassent des maquettes de ses grosse paluches poilus, ses nombreuses scènes grand-guignolesques et son ridicule constant le place dans les sommets intouchables des nanars de la Shaw.

Buddha’s palm de Taylor Wong

Bien loin des wu xia pian classiques du studio, voici l’un des trop rares représentant de cette mini-vague de films martiaux fantastiques et psychédéliques du début des années 80, où le scénario rocambolesque tiré d’un célèbre roman fantastique, plusieurs dizaines de personnages hauts en couleurs, des combats câblés à outrance et des affrontements plus improbables et frénétiques les uns que les autres rappellent fortement le cultissime Zu, warriors of the magic mountain de Tsui Hark, en plus fou encore !

Holy flame of the martial world de Tony Liu

Autre représentant de cette mini-vague Shaw de wu xia pian fantastiques, Holy flame of the martial world est un autre défouloir hautement énergisant qui offre une suite frénétique de combats câblés, de techniques folles et d’ennemis pittoresques au milieu d’un scénario aux innombrables personnages. Bruyant et clinquant, cette pure folie est un autre incontournable et son énorme patate ravira les amateurs de films déjantés.

Heaven and hell de Chang Cheh

Trip psychédélique ultime de Chang Cheh qui se lâche comme jamais. Mélange improbable de tout et n’importe quoi. Indescriptible raz de marais de kung fu, de fantastique, de Seijun Zuzuki et autres films de genre japonais, d’humour cantonais, d’enfer et de paradis aux couleurs chamarées, avec en vedette Alexander Fu Sheng et les Venoms, ce Heaven and Hell est un énorme navet mais aussi et surtout un véritable sommet bis que l’amateur se doit de voir de toute urgence.

Bamboo house of dolls de Gwai Chi Hung

Film de prison de femmes rappelant inévitablement les films de blaxploitation américain de la même veine tel Black mama, White mama, Bamboo house of dolls se démarque par une mise en scène radicale d’un réalisateur précurseur de l’extrême HK qui ravirra l’amateur.

Five element ninjas de Chang Cheh

Kung-fu shaw de Chang Cheh dans sa période de « décrépitude », Super ninjas offre sans retenu un ballet de combats martiaux de haute volée, mêlant l’équipe des « mini-venoms » (successeurs des Venoms) et leur technique martiale irréprochable, une panoplie d’armes inventives et inédites, et cerise sur le gateau, une bande de ninjas féroces aux techniques particulièrement inventives. Un sommet du kung fu bis, naïf, sanglant et hyper violent.

Black magic de Ho Meng Hua

Film de sorcellerie où Ku Feng en sorcier machiavélique envoûte à répétition des couples jaloux au cours de séances de cuisine macabres à base de cadavres éventrés, de jus de serpent, j’en passe et des plus crades. Avec un Ti Lung totalement « shooté » et un Lo Lieh aussi détendu que dans L’enfer des armes. Ce petit film d’exploitation coloré bien qu’un peu mou a son mot à dire et trouvera sans peine quelques crédits auprès d’un public en quête de films à part.

Twinkle twinkle little star de Cheung Kwok-Ming

Parodie éclatée des films hollywoodiens surfant sur l’énergie des Z.A.Z. ou les folies de Mel Brooks, ce melting pot de gags lourdingues et de références à des films comme Star wars ou Taxi driver présente quelques scènes mémorables à défaut d’une cohérence des plus approximative et d’une réalisation en dents de scie.

Oily maniac de Ho Meng Hua

Film extrêmement mauvais mettant en scène l’imbattable Danny lee en homme goudron, cousin chinois du Toxic Avenger. Intrigue abyssale relevée par une profusion de poitrines dénudées. Particulièrement indéfendable !

…. Et une tonne d’autres merveilles à découvrir ! … Dont l’immanquable Boxer’ Omen !

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