Ninja Kids (鬼面忍者) 1982


Ami(e?)s du kung fu bis, bonsoir ! Les autres sont invités à partir en courant.

2-25
Voici un maillon important pour qui s’intéresse au kung-fu bis puisqu’il réunit deux anciens Venoms, leur ami chorégraphe Robert Tai, ses poulains Alexander Lou ainsi que Alan Lee en ninja sérieux et gentil (lui qui jouera le super méchant de folie dans Final duel), et même un caméo de la guerrière spécialiste du combat à « oilp » chez Robert, Alice Tseng, le tout réalisé par un très bon artisan du kung fu old school qui ne rigole pas Joseph Kuo. Il se dévergonde plus que de coutume ici en proposant un kung-fu violent et speedé ultra bis qui posera les bases de Ninja final duel de Robert Tai. Mais le cast ne s’arrête pas là, on retrouve aussi Mark Long, bon artiste martial qui joue dans pas mal de Joseph Kuo comme ses perles 7 grandmaster et Born Invincible, et donc deux anciens Venoms que l’on croyait disparu des écrans, le feu follet Chiang Sheng qui joue un maître aveugle et le bad guy devant l’éternel Lu Feng qui incarne le grand maître ninja à costume doré armé d’un double marteaux meurtrier.
Pour l’épauler dans ses plans machiavéliques, un démon masqué à la parrure bien singulière fait quelques trop rares apparitions offrant une rage bestiale tout à fait équivoque. Ce démon se révèle n’être qu’un ancien « gentil » manipulé par Lu Feng par une flûte qui le met à ses ordres (technique du charmeur de serpent que l’on retrouvera dans Final Duel en plus bis encore).

Voilà pour les présentations.

Si il ne proposait pas ce cast si particulier, une charette de combats cheaps, violents et virevoltants ainsi qu’une ou deux scènes de sexe qui gagne un bon zéro sur l’échelle « érotisme » (filmer à travers un fond de cul-de-bouteille pour exprimer l’ambiance sensuelle, fallait oser, cf photo), Ninja kids resterait un kung fu bis tout à fait commun donc ultra mauvais.

Avec le jeu caricatural d’Alexander, la mise en scène qui manque cruellement de moyens et les rebondissements courus d’avance, Ninja kids n’a d’intérêt propre que pour ses combats opposant des guerriers bizarroïdes (Chiang Sheng en maître aveugle nous présente ses compagnons, un bossu, un paralytique et un sourd… redoutables !) à un trio de « good guys » (alexander lou, alan lee et une ninja assez jolie que je ne reconnais pas) droits comme la justice.

L’ensemble est moins enlevé que je ne l’espérais malheureusement, en premier lieu parce que les combats se répètent pas mal malgré le final bien croustillant et l »ensemble est assez mal équilibré. Les idées folles manquent aussi, le rythme a un peu de mal à vraiment se lancer et la version française offre des noirs bien

trop présents qui rendent beaucoup de scènes peu lisibles.

Bref, le genre de film crétin à souhait, cheap, mal réalisé, aux dialogues ineptes mais aux combats bien frappés avec de vrais artistes martiaux dont je pourrais parler pendant des heures…. Mais je ne vais pas vous saouler plus longtemps.. A vrai dire, beaucoup sont déjà partis je pense… Surtout que je suis assez déçu quand même. ç’est dire la cata pour une personne saine d’esprit.

Love U Alexander ! Love U Venoms ! Love U Alan Lee ! et Love U Joseph Kuo !

addendum sur la série Venoms of the Ninja :

Ce film est d’abord sorti chez nous sous le nom de Masque d’acier contre ninja mais aussi aux États-Unis sous la forme d’une série pour la télé de 6 épisodes de 45 minutes chacun sous le nom de Venom of the Ninja. Il est aussi ressorti sous la forme de 3 films dénommés « Ninja death 1 », « Ninja death 2 » et « Ninja death 3″…. Rah, les malins.

Autant dire que la version française sorti il y a peu sous le nom de Ninja kids est un condensé largement tronqué et découpé à la machette de la totalité de cette réalisation. Qu’importe, la majorité de la trame (manque quelques twists quand même par rapport à la série sortie aux US) et la majorité des combats sont bien là (manque quelques combats aussi dont le premier avec des samourais pas mal du tout).

La série « Venom of the Ninja » propose en outre quelques scènes érotiques supplémentaires, beaucoup plus de dialogues longués qui visent à approfondir les personnages (si, si), et surtout, l’entraînement beaucoup plus long d’Alexander et pas mal de moments de violence gratuite ne sont plus là. En particulier, le démon au masque d’acier est beaucoup plus présent dans la série. Enfermé dans une cage par Lu Feng, il parvient à arracher la tête d’un de ses gardes et étripe littéralement un second. Voilà le genre de scènes qui manque à cette version française. De plus, la bande musicale américaine est plus présente, tirée de multiples extraits de funk blaxploitation qui ajoute beaucoup à l’ambiance.

En revanche les bruitages français sont plus proches de la version originale taiwanaise alors que le doublage sonore américain est plus libre et moins convaincant. Le doublage des voix quant à lui est plutôt marrant en français (avec le doubleur officiel des vieux Jackie pour Alexander) ce qui est un bon point.

Enfin, 1h30 de ceci suffira amplement à l’amateur surtout que la série US regorge de dialogues ronflants et propose une image bien plus sale (mais plus claire).

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/ninjakids/critiques.html

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