Returner (リターナー) 2002


MOUAHAHA… Mixe ma poule ! Mixe !

2-25

Une belle Pop daube à retardement et comme toutes les choses à retardement, ça fait encore plus de dégâts quand ça pète !

(Mini spoiler inside).

Premier set :

Yamazaki est motivé, il a ramené toutes ses galettes, il va nous péter un mix bien préparé dans sa chambre et place d’entrée tout un camion de références en bloc pour chauffer la piste : du Terminator, du Matrix, du Pretty Woman, du Pulp Fiction (le petit dessin « look »… vas-y, prend nous pour des débiles), du Ma fiancée est une extraterrestre, du Stargate.. On termine par un peu d’American beauty pour le piano langoureux accompagné d’une soupe sous « Prodigyenne » façon ados nippons pas contents. Les 35 premières minutes sont du gros mix sponsorisé et bien gras mais le gars se débrouille à peu près pour pas tout foirer d’entrée de jeu grâce notamment au petit humour second degré, aux deux acteurs principaux (Mr Kaneshiro et Ms Suzuki) qui se battent tant bien que mal, et au méchant 100% nippon, c’est à dire intraitable, qui ne mérite pas encore les claques à venir. Jusque là, ça reste assez fun quand même.

Deuxième set :

La cata annoncée débarque, la bombe pète et le gars part en vrille jusqu’au fond du trou, nous remet du Terminator carrément plagié (la route qui défile avec la réplique « tu crois que je peux changer l’avenir »), ajoute du Gendarme et les gendarmettes (si, si la vieille motivée qui arrive en 2CV), du Abyss (la forme finale du vaisseau mère et le fameux « quelque chose nous a sauvé… quelque chose ou quelqu’un »), du Independance day (design (bio et tech) alien et vaisseau mère qui sort des nuages) pour finir sur du E.T gros comme un boeing sans oublier Legend of Zu pour la disparition poétique.

Mélange honteux d’une platitude exaspérante, de répliques toutes plus débiles les unes que les autres (« reste ici et cache toi mon copain », « avec ton jouet, on voit les balles arriver, c’est génial ! », « bien dosé cocotte », …), second degré disparu, action risible (salto avant simultané avant un kick ! et surtout le phénoménal « rentrée de cockpit à la volée » final), rebondissements rongés jusqu’à l’os, ralentis et autres flashbacks miévreux en rafales où l’assistance est censée rester alerte, méchant reclus et bien coincé au fond de sa caricature, héros réduits à presque rien si ce n’est de belles potiches, plot principal consternant (la guerre totale éclate parce qu’un petit alien est pas rentrer maison… Pas peur le gars, jamais vu un plot aussi débile !). Bref, pop daube en force, c’est même plus supportable tant c’est gras de chez nouille, et très loin du al dente.

Le gars a bien conscience d’avoir un peu foiré son mixe, et le mot est faible, il a donc préparé un petit set final, twist spatio-romantico-temporel lui aussi repompé histoire de ne pas trop faire mauvaise impression mais c’est pas la peine de se donner tant de mal en rajoutant 20 minutes au temps imparti vieux. Rentre à la maison plutôt.

Je monte un peu la note parce que j’ai bien rigolé quand même.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/returner/critiques.html

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