Dance of the drunk mantis (南北醉拳) 1979


Une kung fu comédie à réserver aux afficionados du genre. Dynamique et très rythmée mais encore une fois trop de gags lourds.

3-25
Parfaite suite (officielle d’ailleurs) du Maître chinois reprenant la même histoire, toujours réalisée par Yuen Woo Ping, toujours produit par le cerbère du kung fu authentique, Ng See Yuen, toujours avec Simon Yuen aka Sam the Seed en pépé pinté maître de la boxe de l’homme ivre, toujours avec le super kicker Hwang jang Lee avide d’être le seul et unique grand maître. Il ne manque que Jackie Chan à l’appel remplacé par l’un des frères Yuen, Yuen Cheung Yi, le propre fils de Simon Yuen à la ville comme à l’écran. Une comédie kung fu qui fleure bon l’histoire de famille donc.
Le rythme est en effet ce qui caractérise le plus Dance of the drunk Mantis au dépend d’une dramatique quasi nulle (à part le passage où Yuen Cheung Yi pleure d’être aussi peu considéré par son père et son contrepoids où Simon Yuen regrette d’avoir été aussi dur avec son fils). La comédie est présente autant que le kung fu, partout et tout le temps. Les affrontements, jeu du chat et de la souris et entraînements ne laissent aucune place à d’autres originalités que celles de l’action et annoncent les prochaines grosses pointures du clan Yuen.

Malheureusement, la comédie déborde de partout et rebutera tout spectateur non familier ou amateur de blagues foireuses et de positions saugrenues. L’ensemble des nombreux affrontements est aux petits oignons n’en doutons pas, dynamique et varié, mais les roulades, sautillements, esquives à terre, prises de soumission tordues et autres enchevêtrements de bras et de jambes ne seront pas motivantes pour tout le monde et constituent le principal du spectacle.

L’entraînement avec le maître malade (Yen shi Kwan !) est assez original pourtant mais n’est pas Jackie Chan qui veut, même si Yuen Cheung Yi donne tout ce qu’il a. Simon Yuen n’est plus tout jeune et son doublage quasi systématique pour chaque combat fait qu’il tourne très souvent le dos à la caméra lorsqu’il se bat. Hwang Jang Lee le super kicker est ici expert en drunken style mélangé au mantis style, techniques de poings qui laisse peu de place à ses supers kicks (il parvient à en placer quelques uns quand même). On retrouve aussi Dean Shek toujours aussi excessif, marrant ou très énervant au choix. Notons pour finir la présence de l’inconnue Linda Lin Jing très impressionnante que ce soit au sabre ou avec ses jambes d’une rare souplesse qui nous refait la même démo que dans le Maître Chinois (jambe en l’air !… facile).

Le principal point fort est le dynamisme de l’ensemble mais l’histoire très légère et classique au possible m’a pas mal ennuyé il faut bien l’avouer. Une kung fu comédie old school au ton et au scénario très légers qui ravira sans doute l’amateur du genre, plus rythmée que le maître chinois mais pourtant moins convaincante.

Nb : à noter la qualité toute relative du dvd Mei Ah qui propose la meilleure version pour l’instant mais loin d’être ultime (l’image est encore floue et la colorimétrie part facilement en live dans un même plan).

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/danceofthedrunkmantis/critiques.html

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