The thundering sword (神劍震江湖) 1967


conseillé aux nostalgiques des bonnes vieilles romances dramatiques
3-25
Cheng Pei Pei ! Voilà le principal atout de ce wu xia qui n’en a que le titre. Un an après le fameux Come drink with me, The Thundering sword met en scène la belle mais n’a finalement pas grand chose de commun avec ce wu xia de légende. Il s’agit en fait d’une parfaite romance dramatique à la Roméo et Juliette sur fond de wu xia pian réalisé par Chui Chang Wang dont on connait surtout l’historique Temple of the red lotus.

D’un niveau kitsch assez hallucinant, Thundering sword demeure beau dans la grande tradition des Shaw fastueux (moyens limités tout de même) et joliment réalisé avec son lot de prise de conscience et d’amour impétueux aux dénouements d’une tristesse bien mélassée. Des petites chansons d’amour chantées par la belle (plan incroyable où Cheng Pei Pei cadrée à l’américaine oscille comme sur un manège pour simuler sa chevauchée), aux nombreux passages de larmes ininterrompues qui tranchent net avec la force apparente de la guerrière, Thundering sword trouve un timbre très particulier grâce à la lumière de Cheng Pei Pei. Sa beauté et son jeu si expressif y trouvent un écho enchanteur qui pourra faire fondre les coeurs tendres nostalgiques des grandes romances chevaleresques typique des 60’s. Au niveau du cast, tout le monde n’est pas aussi brillant. Cheng Hung Lieh, Ku Feng ou Goo Man Chu sont convaincants, comme d’habitude, mais Le jeune Lo Lieh sous exploité passe les trois quart du film paralysé dans une chaise longue, ce qui limite gravement son champ d’action, et le beau Roméo de service, Chang I, est particulièrement mono expressif, peu convaincant et objectivement loin des canons de la beauté avec son faciès plutôt étrange, surtout quand il pleure (encore trop jeune peut-être). De même, la petite soeur d’armes de Lo Lieh et Chang I, jalouse extrême, fait pâle figure à côté de Cheng Pei Pei, tant au niveau de sa beauté toute relative que de son jeu.

Car on pleure dans Thundering Sword, à chaudes larmes et régulièrement dans toute la seconde partie. Le noeud initial de l’affaire est un massacre qui a lieu chez une garde d’escorte réputée. Ce massacre est (presque) la seule occasion de faire couler le sang et de faire voler les membres. Cheng Pei Pei au fouet et à l’épée balance un sabre en pleine tête et coupent des mains à la volée avec classe. Ce passage tellement « trop » est exclusif mais participe aussi à l’ambiance dramatique de ce Shaw à réserver avant tout aux coeurs nostalgiques et plus encore aux fans de la belle qui illumine l’écran de sa présence, et ce dès sa première apparition à cheval.

Pas vraiment convaincu lors de la séance, ce Shaw laisse des images fortes gravées dans le cerveau et Cheng Pei Pei transcende vraiment l’ensemble de façon magistrale. Donc petit coeur et je pousse la note.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/thunderingsword/critiques.html

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