The Shaolin Avengers (方世玉與胡惠乾) 1976

Martial Chang Cheh
2-75

Fin de règne pour Chang Cheh, l’ogre s’enfonce dans sa période shaolin afin de concurrencer son ancien chorégraphe devenu rival, Liu Chia Liang, tout en gardant sa vision radicalement opposée au sifu, la violence héroïque jusqu’à l’excès. Avant de retrouver un ultime souffle bis original et bien particulier grâce aux Venoms, Chang Cheh enchaîne les kung fus shaolin sans envergure entamés avec Heroes Two. Mais là où ce dernier avait encore un certain souffle épique, Shaolin avengers n’en a plus que les minces contours. Seule originalité du scripte, un nombre insensé de flashbacks entrecoupent un combat qui s’allongera jusqu’au final (à ce propos rarement la meute de sbires qui gigotent derrière façon X-Or n’aura été aussi mal dissimulée). Chaque flashback revient sur l’origine de la vengeance des combattants à la manière d’un Have sword, will travel maladroitement repompé et ce petit effet ne cache pas tout le reste, une histoire ultra classique de vengeance balisée comme jamais, des combats old school très maîtrisés mais à peine trois petites cuillères d’originalité, une pour les filtres rouges maladroits dès qu’il y a un mort, une pour le combat sur pilotis et la dernière pour le point faible de Fu Sheng…
Bon déjà, Chi Kuan Chun, admirez la bête, pas un seul gramme de gras, muscles saillants à bloc, 1.85m facile, ce gars en impose. Ensuite Fu Sheng, admirez le gringalet, la frime, la légèreté, la rapidité. Et pourtant, c’est Fu Sheng qui, baigné dans une décoction de vin acide et fouetté à blanc, devient expert dans la technique de l’invincibilité. Avec sa peau de nouveau né et sa carrure toute relative, le résultat est assez paradoxal. Bruce Tong pour terminer les good guys, lui aussi musclé à bloc, petit mais costaud comme jamais. Lung Fei et Wong Lung Wei ensuite, admirez les bad guys, méchants, trapus, techniques, hargneux. Choi Wang aussi, grosse masse, bad guy, conservé comme à ses 20 ans, ce gars en impose aussi. Leung Kar Yan, Shan Mao et Jamie Luk pour finir, pas franchement fluides mais balèzes, musclés, taillé dans des armoires normandes, ils en imposent. Bref, la brochette est au top de leur forme physique et les chorégraphies digne du puriste affamé. Pour le reste, combats aux poings à 95%, extrêmement nombreux et répétitifs comme jamais. L’ennui prend place et la quête héroïque de vengeance contre les mandchous et le clan Wu Tang (petite apparition de Pai Mei au passage) n’a plus d’autres atouts à faire valoir, qu’elle soit prise du côté dramatique ou du côté délirant.

***spoiler, le seul du film***

Reste ce final improbable où Pai Mei rentre bien profondément son épée wu tang dans le seul point faible de Fu Sheng…

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/shaolinavengers/critiques.html

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