La fureur du revenant (人嚇人) 1983

deadandthedeadly
tout juste sympathique mais assez anecdotique.

2-75
Ghost comédie de Wu Ma (ç’est peut-être lui le bug d’ailleurs) qui sentait bon la perle délaissée. Et bien non, au final déception indéniable malgré une bonne tenue dans son style. La fureur du Revenant s’adresse vraiment au gros fan de ghost comédie, de Sammo Hung et de Lam Ching Ying qui en veulent. Vous me direz, ces trois critères sont bien suffisants pour faire une perle mais le résultat est largement en dessous de toute espérance.

Premier point primordial, 98% de comédie et deux fights à tout casser, déjà ça fait mal.

Pour le reste, une histoire de fantômes bien dans la veine du genre, trop même, des trips collés bout à bout avec une énergie toujours bien là elle, un Sammo qui se déguise en mannequin et qui le fait très bien, Lam Ching Ying reprend son personnage le plus légendaire de sifu taoïste version sénile. Il y a de quoi passer un moment qui a son charme pour l’amateur, c’est indéniable, mais le problème, c’est qu’il n’y a que du petit trip comique et que la sauce manque de piment dans beaucoup de domaines. L’histoire est vue, le fil rouge revu, la trame comique rerevue. Une impression de statisme persistant envahit doucement le tout. Que ce soit les deux maisons, seuls décors du film, Sammo et Lam Ching Ying qui font se qu’ils peuvent sans sortir l’originalité salvatrice de leur personnage, en particulier Samo qui joue l’éternel bon gars roulé dans la farine. On y retrouve aussi pas mal de gags déjà éculés repris avec une petite touche pour différer un chouias mais qui ne révolutionnent rien. Le quiproquos du gars qui est mort et que personne ne voit sauf Sammo, le coup du Sammo mannequin qui reste immobile malgré un gamin qui lui met le feu aux fesses, le sifu sénile qui a le dos en compote lorsqu’il fait ses incantations, la possession de corps qui ne donne pas grand chose, etc.
Bref, inutile de s’étaler, beaucoup de déjà vu et une miette de combat, il n’en faut pas plus pour décevoir.

Restent quand même une ambiance toute particulière au genre qui est toujours là, la fameuse image de Sammo grimé, une version toute personnelle du mime Marceau, Lam Ching Ying en vieux papy ridiculement maquillé, une apparition finale d’esprits malfaisants genre E.T. du pauvre, un trip rapide d’un sifu (Chin Yuet Sang) qui fume son pétard. Chung Fat et sa compagne enceinte (plutôt jolie, mais qui est-ce ?) sont deux personnages manipulateurs à peine effleurés et le fantôme du jour, Wu Ma lui-même avec un faux nez en patate, est sympathique mais s’enferme dans le déjà vu.

Rien de vraiment mauvais dans cette réalisation pourtant, mais un manque de rythme certain et une banalité assez envahissante et dérangeante pour un genre qui se veut habituellement si dérangé. Return of the demon est certainement bien plus mauvais mais il a au moins le mérite d’être bien plus déjanté. Décidément, Wu Ma s’avère un spécialiste des films de seconde zone qui s’annonce fou et reste finalement dans une normalité somniphère.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/deadandthedeadly/critiques.html

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