Born To Fight (เกิดมาลุย) 2004


Les cinglés sont de retour !
4-50
Les Thaïs sont dans la place et vont montrer une nouvelle fois qu’ils possèdent les cascadeurs les plus burnés de la planète. Born to fight, plus bourrin que Ong Bak ? 100 fois plus. Ong Bak a la trogne d’un toast à côté de ce gâteau dégoulinant de chantilly. Les thaïs montrent qu’ils ne sont pas forcément là pour faire du martial, eux c’est l’action, l’action comme on en a plus vu depuis une éternité et à un degré de folie inégalé qui frise le suicidaire. Le réalisateur a bien raison de louer les cascadeurs à la fin du générique, ces mecs sont prêts à faire n’importe quoi pourvu que ça bourrine. D’ailleurs, ce générique montre aussi très clairement que ces gars là sont simplement inconscients et assez loin d’un quelconque professionnalisme au moins au niveau sécurité. Ils se font mal et forcément ça se voit.

Mais ce n’est pas tout. Born to fight est à prendre obligatoirement au second degré avec un oeil bisseux frétillant. Quand les énormes cascades ne sont pas là, l’action se fait grosse rigolade crétine et l’excès plonge dans le fousmoiça total. Des deux footballeurs aux gymnastes en passant par le rugbyman, l’unijambiste, la gamine et même le vieux, tout cela est absolument tordant, crétin et traité avec un premier degré confondant. L’ennemi surarmé n’est même pas là pour être crédible. Les jeunes sportifs exécutent leur jolis mouvements démesurés et le terroriste ne fait presque rien pour les éviter, il se place juste bien dans l’axe histoire de se prendre la frappe en pleine poire. Ajoutons du massacre sans distinction de quoi que ce soit, des fusillades tout droit sorties d’Operation Wolf, de la grosse caricature de terroristes, des élans patriotiques que les américains n’oseraient jamais pondre. Tout est déformé, dilaté, complètement jouissif et uniquement voué à l’action. Il n’y a plus de structure comme dans Ong Bak, il n’y a plus rien qui tienne debout, juste une envie inaltérable de partir en vrille dans l’exploit le plus invraisemblable et l’excès le plus décalé. Un truc de barge.

Au contraire de Ong Bak pénalisé par ses failles assez flagrantes de réalisation en voulant jouer les grands, Born to fight est bien trop bis pour que l’on lui en tienne rigueur. Même les reprises abusives de ralentis ne sont pas de trop histoire de rire à nouveau ou d’apprécier les risques déments encourus. Le mauvais goût ambiant du fond comme de la forme se fait paquet cadeau, pain béni pour l’amateur, le tout sur une musique à faire péter ta 205. ça respire la fraîcheur des prés, l’insouciance d’un cinéma d’action sans barrière.

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http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/bornfight/critiques.html

25/11/2011
http://www.senscritique.com/film/born-to-fight/3681229969405971/critique/drelium/

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