Dead or Alive 2 (デッドオアアライブ2 ) 2000


Abrège Miike
1-75
En lisant la pléiade d’arguments qualitatifs généreusement distribués en ces pages par les amoureux ou non de Miike, je me demande vraiment si on a vu le même film. Miike est le roi de la vaste fumisterie, ça semble même peine perdue d’aller plus loin. Tout n’est que prétexte dans DOA 2, tout comme dans DOA (me manque plus que le dernier pour confirmer, ce dont je ne doute pas un instant).
La mise en scène contemplative n’est qu’un prétexte à une histoire désespérément creuse, l’histoire n’est qu’un prétexte aux scènes dites « gore » et à l’action, et finalement l’action et le gore ne sont que prétextes à meubler. C’est affligeant.
D’un côté, un souci de faire une belle mise en scène totalement gâchée, vidée par un scénario unidimentionnel sous sous sous kitanesque : Miike n’a vraiment pas grand chose à dire pour s’éterniser 1h33 sur un duo pourtant bien interprété mais qui n’a aucun fond propre : qui sont-ils ? où sont-ils ? Miike pose la question par inserts noirs mais se garde bien d’aller plus loin. Toute sa trame n’est qu’un vague embryon de scénario, une épluchure de grand film, parce qu’il n’a rien à dire de plus que : ce sont des tueurs mais ils ont un coeur d’enfant donc ce sont aussi des anges. Comparé DOA 2 à « Il était une fois en Amérique » fait sans aucun doute partie des meilleurs blagues de l’année !
Mister Takeushi « tronche de brique » Riki n’a rien à dire et il le fait bien, et son comparse Aikawa Sho est le prince de la phrase toute faite. On aura beau les suivre jusque dans leur plus tendre enfance, on ne saura rien de vrai ou d’attachant sur eux ! Ajoutons la tartine de scènes « paix et amour sur terre » bien foireuses et la lenteur abyssale cher à Miike pour rater le plat en beauté.
Et de l’autre côté, surgissent les bribes de gunfights sanglants, les tout minuscules, rachitiques, lilliputiens instants de fun parachutés (la tête du nain transpercée de 3 balles à 60° en est le meilleur exemple), de la courte jouisseretterie d’action gore, comme une éjaculation précoce accompagnée d’un petit sourire timide qui mettrait du temps à recharger, comme une honte de balancer de la grosse purée bien grasse en masse alors qu’il en a l’eau à la bouche.
Reste encore Zebraman pour égaler la bonne dose de fun de Fudoh et Bird People of China pour un vrai scénario prenant. J’espère parce qu’au delà de tout, Miike a du potentiel, c’est ça le pire.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/deadoralive2/critiques.html

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