Till death do us part (我愛你) 1998

Boycott massif
2-00
Loin de moi l’idée de jouer le cowboy de service (ohoho) et inutile de dénigrer le talent de Daniel Lee qui offre une réalisation technique sensible et maîtrisée, inutile de pester contre les acteurs impeccables et la prestation d’Anita Yuen en particulier complètement habitée, mais le fait est que yé né pas du tout apprécier ce conte que tout le monde semble trouver loin du cynisme et de la caricature alors qu’il est à mon sens en plein dedans. Il suffit pour cela d’évoquer une scène, la scène qui en fait trop : la visite de l’inspectrice. Oui je suis un rêveur et un optimiste et cela agit certainement en partie sur mon jugement mais ce genre d’histoire où tout s’acharne comme par miracle pour aboutir au pire est pour moi le summum du cynisme caricatural et forcé qui vise à extirper les larmes par les bassesses les plus faciles.

Le titre annonce à lui seul que ce film ne finit pas bien et il suffit de connaître un tant soit peu le ciné HK pour anticiper avec dégoût ce qui va arriver dans Till Death do us part. La petite Bo Bo, innocente et naïve, subit une suite d’évènements fortement improbables qui passent apparemment pour un réalisme qui me révulse tant il s’attaque aisément à l’innocence. SPOILER Bien que tête en l’air et un peu dans les vaps, Bo Bo est une bonne mère douce, attentive et seule responsable de l’éducation de son enfant, et voilà que les jours qui suivent son divorce hyper brutal, l’administration vient vérifier ses aptitudes à l’élever, elle passe une nuit blanche à stresser et foire tout ce qu’elle avait méthodiquement préparé allant même jusqu’à se montrer violente avec son bébé d’amour. Outre le fait que l’odeur du ciné HK aura déjà fait deviner depuis longtemps le pire à venir, l’amante opposée à Bo Bo se trouve être la parfaite caricature du serpent insensible, le parfait opposé de la douce Bo Bo, posée comme par hasard pour lui en faire baver un maximum, alors que son mari se désintéresse évidemment de la question et que l’avocat conciliant ne fait qu’ajouter à la frustration de l’inaction. A partir de là, l’espoir est rayé de la carte, il n’y a plus qu’une descente aux enfers malsaine dont le réalisme sensible devrait m’apitoyer sur son sort, elle, pauvre rêveuse et mieux encore, me faire pleurer. Surement pas, jamais de la vie !! SPOILER.

En bref, Till death do us part, c’est bien réalisé (mais ce n’est pas du Wong Kar Wai non plus et même assez téléfilm par moments il est vrai), bien interprété, mais c’est définitivement trop facile, trop larmoyant, trop exagéré et surtout beaucoup trop gros sabots pour me faire pleurer… Til death do us part n’est même pas un film sur le divorce, c’est juste un acharnement malsain sur une jeune femme choisie pour s’en prendre plein la tête. Bref, yé né pas aimé du tout et je reste courtois avec la note. Tiens, et puis non finalement. :p

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/tilldeathdouspart/critiques.html

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s