Parasite dolls ( パラサイトドールズ) 2003

Assez piteux dans l’ensemble
1-25
Le problème de Parasite dolls est de sentir l’animé cyber punk 90’s de base à 5000 kilomètres et ce à presque tous les niveaux, voir même plus bas, alors qu’il est post 2000. Rien n’y est vraiment emballant, même, et surtout, comparé aux références bien plus vieilles dont ils s’inspirent très largement comme Blade Runner, GITS, AD Police et Cyber City entre autres ou même au brin d’ambiance d’un Golgo 13 mal digéré. En outre, les trois OAV sont extrêmement inégaux. Le premier est piteux sur tous les plans, animation antédiluvienne (2003 !! quelle arnaque), décors inexistants et vides faits d’aplats froids, engins mécaniques (autos, hélicos) piteux de chez piteux, scénario bateau, plus encore poussif et mal géré dans son développement, personnages sans relief. Bref, ce premier OAV nous permet de nous poser légitimement la question : ce superbe package dvd z2 vert métallique qui fleure tellement GITS est-il une énorme arnaque ??
Le deuxième oav est heureusement beaucoup plus probant et largement au dessus des deux autres. L’histoire d’homéoputes (salut l’Incal !) n’est pas de dernière fraîcheur mais le chara design a du charme, le rythme bien meilleur, les évènements plus nombreux, et l’animation tient bien mieux la route. Les vagues aplats mystérieux et les éclairages « no futur » aveuglants servent mieux l’ambiance, les personnages ont plus d’intérêt et un certain équilibre semble avoir été trouvé.

Manque de bol, le dernier oav bien que mieux réalisé que le premier, renchérit sur les écueils précédents avec de bonnes idées isolées et une histoire pas inintéressante mais très mal construite, tâtonnante et majoritairement repompée. Il faut ajouter à cela les aplats désertiques (chambre faite d’un mur au 3/4 dans l’ombre et c’est tout) et les fameux éclairages aveuglants typiques 2k’s qui deviennent ici envahissants, écrasants, laids. Le chara-design suit le second oav, se fait plus saillant et minimal, mais ce sont surtout ces éclairages diffus et blanchâtres et cette pénombre abyssale qui déservent l’ambiance et s’invitent à outrance comme cache-misère d’un manque flagrant de style. Résultat, même si un certain démarquage visuel est tenté dans Parasite Dolls, le traitement général n’est vraiment pas agréable en plus des approximations du récit qui de toute façon n’a pas grand intérêt tout comme les personnages, copier coller d’autres séries bien plus probantes.
Au final, hors mis le second OAV qui offre une bonne pêche, plus de personnages bizarroïdes et un traitement graphique convaincant malgré un scénario en grande partie rabâché, les deux autres morceaux sont simplement piteux (avec un petit joker pour le scénario du troisième qui comporte quelques menues bonnes idées), surtout en comparaison de cette couv de dvd qui annonçait bien plus que de simples petits essais n’arrivant même pas à la cheville d’un simple Cyber City pourtant sorti 13 ans plus tôt.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/parasitedolls/critiques.html

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