Ninja Thunderkicks (冷刀染紅英雄血) 1979


Une bonne troupe qui ne peut empêcher un kung fu plombant
2-25
Il y a pourtant une bonne troupe martiale dans ce petit kung fu HK indépendant qui vient juste avant l’avènement de Snake in the Eagle Shadow. On y trouve un bon mélange d’acteurs Shaw (Chen Sing, Lung Fei, Choi Wang, Alan Hsu, Chiang Tao) et de fighters indépendants (Dorian Tan et Cheung Fook Gin), le tout chorégraphié par les frères Yuen qui montrent déjà leur savoir faire. La première demi heure est bien remplie et l’amateur appréciera la dynamique et les passes d’armes typiques des frères Yuen ainsi que le kick parfait de Dorian Tan, superkicker et maître de John Liu chez qui on retrouve exactement le même style de high kick, une jambe plantée au sol et l’autre élastique à souhait. Mais l’histoire qui se veut un brin original devient vite casse bonbon et sans intérêt pour l’oeil actuel. Dorian Tan est accusé à tort d’avoir attaqué et dérobé un convoi de riz et d’argent pour les pauvres sinistrés d’une terrible sécheresse alors qu’il était le chef du convoi et a tout fait pour le protéger. Tout le film est centré sur ce minuscule pitch et le riche traitre (Choi Wang) qui embobine tout le monde devient vite très énervant surtout qu’il n’a aucun argument mais semble faire absolument ce qu’il veut (et ce sous les yeux de l’enquêteur trop longtemps amorphe), allant même jusqu’à brûler la maison de la mère de Dorian et torturer toute sa famille. Après le bon enchaînement de combats de la première demi heure, la seconde partie « développement » est donc plutôt insignifiante et plombante au possible même si le rythme tente d’être maintenu par quelques retournements évidents et de petits combats souvent nocturnes (vu la copie d’un tel film, autant dire qu’on ne voit pas grand chose).

Il faut attendre les 15 dernières minutes pour un final sympathique planté sur une falaise en bord de mer (comme une ambiance de Duel to the Death du pauvre). Un bon gros quart d’heure plutôt surprenant puisque débarquent de nulle part deux nouveaux protagonistes qui vont s’affronter, Lung Fei le grand méchant et Chen Sing l’officiel supérieur qui vient faire la justice, alors que les deux personnages principaux préfèrent se jeter à la baille pour réapparaître en toute dernière ligne droite et ainsi rallonger l’affrontement. Le ton ultra manichéen et sérieux se veut très insistant, ciblé sur l’honneur, la loyauté, la justice et le sacrifice facile. Autant dire que ces thèmes y semblent séniles et rachitiques comparés à un bon gros film de la Shaw. Avec un cast pareil et un budget si minime, il aurait peut-être mieux vallu un final vengeur plus classique qui aurait permis de mieux apprécier cette bonne brochette qui ne démérite pas mais se tire un peu la couverture lors du final à cause du dénouement qui se veut à tiroirs (la bonne blague). Chen Sing et Lung Fei sont de bons combattants mais commencent un peu à se ramollir (Chen Sing en particulier) et il aurait été préférable de voir un final Lung Fei versus « jeunes », notamment Dorian, au lieu des eagle claws un peu vieillissantes de Chen Sing qui semble cachetonner (le terme est peut-être un peu fort vu le budget^^) tranquillement tout comme Lung Fei qui lui arrive bien tard pour jouer un vrai bon gros méchant alors que Choi Wang n’a jamais semblé très dangereux tout le long.


http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/revengeoftheshaolinmaster/critiques.html

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