Comedy (喜劇) 2000

Vents brumeux
3-75
Court métrage de 10 minutes onirique et mystérieux, par le réalisateur de Parasite Dolls (sorti chez nous en dvd), embaumé par un Ave Maria magistral, Comedy est de ces courts d’une maitrise bluffante qui a les capacités de transporter le spectateur dans une autre réalité en un temps record.

Une petite fille Irlandaise part en quête d’un sabreur obscur et légendaire pour lui demander de libérer son village de l’envahisseur Anglais. Le sabreur n’accepte que les livres de grande valeur en guise de paiement mais la jeune fille est confiante et lui offre un livre qui captive très vite le solitaire. Il accède bientôt à sa demande et part massacrer une armée de 200 cavaliers en armures sur le point d’envahir la contrée de la jeune fillette.

Le contexte est en premier lieu intriguant à lui seul puisque l’action est censée se dérouler en Irlande alors que les deux seuls personnages fleurent les références nippones typées manga indépendant. De plus, l’armée anglaise est représentée par une troupe de cavaliers en armures qui s’approchent des « Panzer cops » de Jin Roh, notamment par leurs casques et leurs regard rouge mécanique. Mais il faut surtout ajouter une ambiance pesante, mélancolique et unique, une animation autant lancinante et minimale qu’explosive et sur le vif dont les nombreux mouvements et décadrages rappellent les grosses focales du cinéma live. L’utilisation de multiples calques libérant la nature à demi morte, de décors fixes aux saveurs ensorcelantes, d’aplats ténébreux baignés dans la brume ou les arbres morts, de personnages presque bicolores quasi muets au contours effilés, aux bouches minuscules, aux visages presque gommés et au teint diaphane terminent de poser une ambiance flottante, automnale, marécageuse et onirique, que l’Ave Maria magique et la voix off de la fillette contant son histoire complètent parfaitement, avant que Erlkönig, autre morceau de Schubert beaucoup plus martial, n’accompagne l’attaque finale.

Une ambiance de conte plein de sagesse transpercé d’une brève fureur qui appelle les vieilles histoires de notre continent remises au goût du jour par de nombreuses caractéristiques nippones qui rappellent aussi l’ambiance silencieuse et méditative du jeu vidéo Ico.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/kigeki/critiques.html

22/03/2011
http://www.senscritique.com/film/comedy/8231296769193759/critique/drelium/

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