Final Fantasy VII: Advent Children (ファイナルファンタジーVII アドベントチルドレン) 2004

ffviiac
Non prise de risque.
2-50
Plan serré :
Ce FF est une nouvelle démo parfaitement texturée et animée, plus technique que Les créatures de l’esprit mais encore plus creuse et abyssale, qui non contente de son scénario tampon et de ses personnages qui n’existent que par leur look (incroyable comme il font absolument tous la même trogne du début à la fin) et leurs poses (je vous présente machin, il est beau, il pose bien), s’avère bourrée de redondances de mise en scène dues à la frilosité de Square à ne pas sortir du chemin attendu. Du début à la fin, c’est sans arrêt la même mise en scène cinématique, les mêmes tics de positionnement, la tête ou les jambes en contre plongée de face qui se retournent en une seconde ou les mêmes plans larges qui se resserrent encore plus vite sur la pose (pauuuuse ! épée toute devant qui pointe l’objectif, cheveux dans le vent, tête inclinée, regard fixe ténébreux, jambes en flexion, une main au sol si possible, contre plongée, léger zoom ou tremblements, ralenti, et c’est reparti), la même soupe resservie encore et encore avec un molosse, un dragon (clairement joli), des motos, et le Séphiroth.

Ah, ça de l’action en apesanteur, il y en a, en masse, pas trop difficile tant la routine de mise en scène copyright Square Enix se répète à l’infini du début à la fin, entrecoupée de scènes mystico apaisantes à la photo blanche moite de rigueur, ou de fondus au noir comme si le jeu allait commencer toutes les 10 minutes. Au final, en voulant faire plaisir aux fans, notamment bonder d’action et oublier le reste, je lui ai même préféré les Créatures de l’esprit qui avait le mérite de tenter un récit, une aventure aux ambiances et à la mise en scène changeantes, aux personnages un minimum construits, au scénario américanisant mais au fond plus entier. Malheureusement, avec le bide des Créatures, Square offre légitimement Advent Children, une grosse compile de cinématiques qui ne prend aucun risque créatif. Que retenir comme idées vraiment créatives à part les mouvements de caméra (répétitifs), les arbres blancs et le dragon, queue dalle. C’est léché, très léché, très réussi niveau technique pure donc, mais c’est rigide, coincé dans une méthode de fabrication qui ne laisse aucune place à une vraie liberté de traitement, ou tout est prépensé, préfabriqué, emballé et distribué sans la moindre prise de risque. Et ce style de mise en scène aux mouvements de caméra impossibles n’a rien de révolutionnaire, c’est juste un prolongement de ce que l’on voit tous les jours dans toutes les cinématiques de gros jeux vidéos.

Plan large :
Sur ce, FFVII advent children apporte tout de même quelques bons plaisirs, d’une part aux fans de la saga qui retrouvent leurs personnages préférés, et d’autre part au fan de synthèse (j’en fais parti) grâce à sa dose d’action massive, à la découverte de sa dynamique hors pair aux voltiges interminables et de sa 3D maxi propre. Mais au final, il fonce néanmoins droit dans le mur puisqu’il ne peut cacher bien longtemps qu’il n’a rien d’autre sous le capot.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/ff7adventchildren/critiques.html

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