Killer Tattoo (มือปืน/โลก/พระ/จัน) 2001


Mélange poussif mais belle énergie. Dommage.
2-75
Film fourre tout au budget limité bénéficiant d’une réputation enjôleuse d’ofni Thaï, qui réunit les quatre plus grands comiques du pays dans des rôles de flingueurs à contre emploi, devant la caméra d’un bon créatif nommé SIPPAPAK Yuthlert qui débute ici à la réalisation de long métrage, Killer Tattoo mélange l’action, les gunfights, la violence, la comédie et le drame, voir plus, et non sans mal.

Problème majeur de ce film pourtant sympathique dans le fond, les moments dramatiques et les passages en flashback mélancoliques y sont poussifs, convenus, envahissants et cassent tout l’embryon de frénésie voisine littéralement bridée par l’envie de tout mettre dans un seul film. PONGAM Suthep, plus toute jeune méga star du rire Thaï surtout connu pour ses one man show et vu par la suite dans le (très débridé pour le coup) Sars Wars, donne ici dans le registre très sérieux, argument commercial intéressant qui attira à l’époque le public local impatient de le redécouvrir en tueur à gage maussade. A ses côtés traînent trois autres méga stars comiques, en particulier son successeur direct le rondouillard Wongkamlao Petchtai (side kick de Tony Jaa dans Ong Bak) et deux autres sommités locales qui jouent respectivement un sniper baba cool et un sosie thaï d’Elvis qui ne comprend que l’anglais et ne fait pourtant que le baragouiner.

Affublés des noms pittoresques que sont Pae Buffgun, Ghost Riffle, Dog Badbomb et Elvis M16, ces quatres tueurs à gages plus ou moins ratés sont réunis pour le meilleur et le pire pour un contrat sur un caïd nommé Supercop. Problème, ils vont tomber nez à nez avec un jeune super tueur lui aussi embauché pour le même contrat. Kid Silencer comme on l’appelle, est interprété par une star de la pop Thaï au beau visage de playboy rebelle. Leurs aventures mouvementées les mèneront sur un archipel où domine un hôtel de passe secret à vocation internationale dirigé par un bad guy et ses gardes gweilos surarmés, où les touristes bénéficient de tous les services imaginables.

Balançant entre le gag international bien mastoc (le défoncé à l’acide et l’autre au pétard, ça fait toujours rire), la private joke thaï un brin plus subtile (« this is a book ! »), et l’action gunfights sous sous Wooienne qui envahit la dernière partie avec moins que plus d’efficacité, Yuthlert trouve aussi et malheureusement le temps et l’envie de plomber un maximum le rythme et la bonne humeur décalée qui surnage avec des sous intrigues destructurées voulues très sérieuses, des flashbacks pesants où chaque personnage revit les drames de son obscur passé lui revenant en pleine face pour en tirer de nouvelles résolutions. Ainsi le super killer croit reconnaître l’assassin de sa mère en Buffgun, Dog Badbomb se remémore sa rencontre avec Elvis M16 et retrouve sa fiancée oubliée, Ghost riffle a de mauvais souvenirs qui remontent à la surface. L’idée n’est pas foncièrement répréhensible mais le traitement ne fonctionne pas du tout et l’écriture manque gravement de piment et d’efficacité. Les acteurs comiques font de beaux efforts pour jouer sérieusement mais ça ne suffit pas, la mise en scène sent trop le téléfilm usé, la trame patchwork n’est pas implicante pour un sou, la musique pénible et les dénouements presque tous évidents et somnifères. Le budget assez faible n’aide pas non plus à singulariser l’ensemble, en particulier l’action.

Dommage car à côté de ces lourdeurs, une envie indéniable apporte de bons moments, une belle photo et une bonne sympathie pour ce qui se révèle un galop d’essai plus ou moins convaincant pour SIPPAPAK Yuthlert, grand amoureux du mixage des genres qui libèrera d’avantage par la suite son talent créatif.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/killertattoo/critiques.html

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