The Assassin (殺人者唐斬) 1993

Saignant ? A point ? … Bleu.
3-00
Petit Néo wu xia délabré typique de la période 90-95, période de regain pour le genre, à l’ambiance qui tire vers Blade of Fury ou The Blade et une atmosphère rèche, embrumée et poussiéreuse qui rappelle aussi Jiang Hu ou Swordsman 2. Beaucoup de scènes nocturnes donc, de l’éclairage bleu en masse, deux assassins sabreurs tourmentés et une bonne poignée bonus de décapitations, démembrements et autres effets gore qui font la grosse saveur du film et le catégorise même dans la Cat III. Malheureusement, les chorégraphies ont beaucoup de mal à tenir l’ensemble et la route. Beaucoup trop de ralentis intempestifs dans ces combats, qui tentent de cacher une mise en scène décevante et brouillonne, des combats mal goupillés et mal développés pour la plupart hors mis le duel final Max Mok / Zhang Feng Yi et l’attaque de l’empereur par ses courtisanes qui reste le meilleur morceau du film : un empereur eunuque sadique dans la grande tradition du genre, vautré sur son siège, attendant le final, qui en profite pour montrer sa férocité lorsqu’on ose le trahir. Il en écartèle une, en décapite une autre et arrache un coeur en une frappe rapide, bien sympa. On a aussi un bel empalage immédiatement suivi d’un découpage de tronc en deux exécuté par Max Mok et une scène de couture de paupières vraiment bien faite, on y croirait. Pour le reste, ça piétine tranquillement sans gros éccueils. L’ambiance est bien dans la veine « confrontation rédemptoire de deux sabreurs assassins crépusculaires ». Problème, Zhang Feng Yi manque gravement de charisme et Max Mok a beaucoup de mal à être crédible en assassin sans coeur, surtout avec sa perruque de rasta coiffé en pétard. Sa tête a encore l’air plus rikiki sous cette énorme touffe et son physique de crevette est loin d’arranger la chose. Quant à Rosamund Kwan, petite présence sans grand intérêt.

Au final, un néo wu xia tendance nuit noir et désert aride, option « éclairage bleuté » à foison, qui tient à peu prêt la route avec son ambiance typiquement sombre assez réussie et son histoire très simple, opposant deux sabreurs tout d’abord compagnons, un ambitieux et un sur le chemin de la rédemption, tous deux sous les ordres d’un empereur eunuque ultra sadique bien campé qui ordonne quelques missions assassines radicales. Malgré tout, pas grand chose de mémorable, même avec le lot de tranchade gore et une ambiance baroque et guerrière pas dénuée de charme.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/assassin93/critiques.html

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