Hanzo the Razor 3 : La Chair et l’Or (御用牙 鬼の半蔵やわ肌小判) 1974


La débandade.
1-75
Le nanar n’est toujours pas là mais le navet presque entièrement cette fois-ci. Tout dans ce troisième volet sent la surexploitation commerciale, le précipité, le non habité, le vite pondu, en clair le foutage de g…. Tout le charme du deuxième volet en particulier s’en va à vitesse grand V au fil d’une histoire insipide qui a tout contre elle. Nous retrouvons pour commencer énormément de scènes similaires aux opus précédents et plus rien ne les tient debout. Les acteurs déjà cabotins précédemment le sont bien plus ici, jusqu’à dépasser aisément la limite du supportable (mention pour le Nishimura Ko et le duo qui accompagne Hanzo appréciables dans « The Snare » et tout à fait irritants dans cet opus). Shintaro Katsu n’est plus du tout dedans, se détache énormément de l’entreprise et semble même avoir du mal à ne pas se retenir d’éclater de rire lorsqu’il est face aux trois cabotins cités plus haut. Pour compléter cette chute libre vertigineuse, la mise en scène va du paresseux au ridicule avec quelques tentatives de plans serrés navrants, presque nanars. Ajoutons des combats peu nombreux très mal gérés et sans aucune originalité. Notons en particulier à 1.03.13 le coup d’épée complètement foireux de Shintaro que le réalisateur Inoue ne daigne même pas refaire, sans doute parce qu’il se trouve à la toute fin d’un long plan séquence de combat qui manifestement manque clairement de soin à tous les niveaux. Notons aussi les cuts maladroits du combat final digne du pire des kung fus de troisième zone. Soustrayons à tout cela la moindre déviance érotique probante remplacée par de longues plages de dialogues bouche trou qui font en fait le principal du film, pour obtenir un dernier volet piteux, véritable chute libre qualitative. Restent les beaux décors, quelques plans fugaces plus habités et une minuscule pincée de scènes qui s’en sort, la scène de sexe sur fond de koto, c’est à peu prêt la seule.

Au final, ce troisième volet se repose paresseusement sur ses acquis et accumule sans ambage les mauvais points. Plus rien ne mène à l’impact nécessaire à ce genre de cavalcade légère en scénario. Inoue se perd un peu plus à chaque minute dans les méandres de la surexploitation commerciale et l’interview de son asssitant réalisateur confirme que l’ambiance sur le tournage n’était pas au beau fixe. Inoue en bon Yes-man cageolant la star Katsu et se prenant le bec avec ses assistants par manque de poigne et d’une ligne directrice tranchée ne faisait clairement pas l’unanimité sur le plateau à l’inverse de Misumi ou de Masumura, les réalisateurs des deux premiers volets De plus, toutes les scènes fortes que constituent l’entraînement de Hanzo, la « défonce » suspendue, l’invitation à l’Hara Kiri, l’infiltration chez un notable corrompu, ne sont que copier coller sans âme des volets précédents. Le notable en question ainsi que le joueur de koto aveugle bélliqueux n’ont pour couronner le tout aucune consistance, comme tout le reste d’ailleurs. Bref, une sacrée dégringolade.

Arf… J’oublais la BO sans identité, repompant même Jumping Jack Flash des Stones (aïe, aïe, aïe), placée n’importe comment et terriblement mal mixée de surcroît. Bref, surexploitation à tous les étages.


http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/hanzo3/critiques.html

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