Tongan Ninja, la fureur des îles (2002)

Sione (Sam Manu), orphelin à l’âge de 7 ans depuis que son père s’est fait manger par des piranhas, vit sur une île perdue, recueilli par un maître qui lui enseigne le kung fu, lui et son alter ego très méchant. Son maître le charge bientôt d’une mission : aller en Nouvelle-Zélande pour aider un restaurant au prise avec la pègre local mené par Mr Big.

Faux nanar, vrai film pourri.
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Il n’y a vraiment pas de quoi être fier à promouvoir ce film néo-zélandais réalisé en DV sans thune par des amateurs (le mot juste) de kung fus et de ninjas. Le film se veut un hommage nanar au genre, dans la lignée de Kung Pow : enter the fist, sauf que ce dernier a au moins un caddie entier d’arguments qui plaident en sa faveur, la connaissance du genre en première ligne. Tongan Ninja, film volontairement minable voudrait nous emmener vers les chemins du nanar kung fu tellement mauvais qu’il va nous faire rire à s’en éclater le bide… Mouarf !

L’équipe a beau avoir l’enthousiasme et le soutien de Peter Jackson, leur film ne fait émerger que des tomates à lancer en pleine poire. Le nanar volontaire ne marche qu’avec une science aigüe de l’alchimie entre le drolatique et le ridicule subtilement assumé, or tout dans Tongan Ninja n’est que câbles d’amarrage pachydermiques, petite parodie constipée aussi molle du genou, pauvre en idées délirantes, que totalement inculte en matière de vraies tataneries bis ou nanardes.

Sam Manu, l’acteur principal, ainsi que son acolyte frère ennemi, ne lésinent pas sur l’énergie, le surjeu et les grimaces pourtant, mention passable pour eux, mais ils ne pourront jamais sortir le film du trou dans lequel il s’enterre. En guise d’hommage au kung fus ninja/bis/nanar, ces messieurs ne trouvent rien de mieux que de reprendre dans les grandes lignes le scénario de La Fureur du Dragon, idée louable si ce n’est que jamais une parodie n’aura été aussi poussive et affreusement pauvre en idées dynamisantes. La plupart du temps, l’histoire se veut nanarde mais garde pourtant une sorte de fil conducteur qui tente de suivre une vraie histoire cohérente avec pointes romantiques par dessus le marché, démarche qui appauvrit considérablement le rythme et la folie voulue. Mais ce n’est pas tout, loin de là. Hors mis les trognes des acteurs dont on se remet assez vite vu qu’ils se comptent sur les doigts d’une main et que leur registre parodique ne dépasse pas l’air crétin de base, tout dans Tongan Ninja est désolant de pauvreté et de mollesse. Chaque idée nanarde se révèle d’un primaire à faire pleurer. Une phrase vient forcément aux lèvres : supeeeer, les gars !! (l’air bien dépité). Les petites scènes de confrontation ne peuvent rien parodier puisque l’équipe ne connait absolument queue dalle aux codes des kung fus et encore plus ninjas. Les acteurs se contentent de jouer les sales trognes, les minables, tout comme la mise en scène se contente de se la jouer minable, en pensant que ça suffira à être drôle (oh un micro dans le champ, super drôle, carrément tordant, ils l’ont fait exprès ?! Rooh, trop géniale l’idée…), et y parvient dans le plus mauvais sens du terme possible, celui du navet pas drôle.

Mes voisins auraient pu réaliser Tongan Ninja. Il suffit d’imiter des gars avec des bandanas autour de la tête qui font des Yaaah, waaoooouuh, attaaa, et le tour est joué. Le niveau proche du pitoyable de l’ensemble n’est aucunement à jauger sur les faibles moyens techniques de l’équipe mais plutôt sur la faiblesse, la mollesse et le manque d’originalité de l’auto-dérision et de la parodie qui semblent elles-même paresseuses là où elles devraient constituer tout le sel de ce genre de petite production locale.

Bref, si je puis me permettre, je conseille simplement à l’équipe du film de mater de vrais kung fus bis puis un vrai kung fu nanar pure souche tel Death Warrior, pour leur permettre un grand pas vers la compréhension du vrai nanar hommage au lieu d’offrir une tambouille débilisante digne d’un gamin de 5 ans qui joue dans la cours.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/tonganninja/critiques.html

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