Monrak Transistor (มนต์รักทรานซิสเตอร์) 2002


Attachant malgré tout.
3-50
Film attachant à la mise en scène fraîche et variée en idées, à la photo colorée comme savent très bien le faire les thaïlandais, Monrak transistor pêche tout de même par son « Calimérisme » un peu trop appuyé en grande partie due à l’acharnement opéré sur notre héros. Cultivant tel un champion une naïveté désarmante, il y a donc quelque chose d’assez primaire dans le fil rouge de Monrak qui doit nous faire avaler que oui, toutes les calamités vont s’abattre sans vergogne sur lui sans qu’il ne réagisse d’un poil, préférant de loin l’errance à l’action.
En contrepoids bienvenue, magie de l’enthousiasme Thaïlandais, un beau panel de situations de désamorcage, une subtile touche d’humour, une galerie de personnages excentriques tombée de nul part nous aident à traverser la pénible descente aux enfers. Et il faut surtout ajouter l’optimisme tenace et sous tendant de l’excellent couple vedette qui encense toujours le métrage. Une prestation sensible de KITSUWON Supakorn en première ligne, acteur talentueux et versatile qui passe allègrement du bad guy cambrousard (Les Larmes du Tigre Noir) au super héros mangaesque (Sars Wars) jusqu’à cette jolie petite gueule d’amour d’une naïveté extrême, sentiment qu’il maîtrise parfaitement jusqu’au point où le spectateur peut légitimement avoir quelques fois l’envie de lui botter les fesses. Surtout que son délicieux sucre d’orge, incarnation de la bonté faite femme, PUKKAVESA Siriyakorn, joue avec une sensibilité extrême tout à fait délicieuse qui mériterait bien qu’on s’y accroche avec une ténacité bien plus grande que celle de Pan, le Caliméro balloté de place en place.
En attendant, leur histoire extravagante, qui n’est pas sans rappeler un brin de « Forest Gump » baignée dans une ambiance de campagne thaïlandaise, malaxée avec beaucoup de genres différents, formule dont les thaïlandais raffolent, oscille du burlesque retenu à la romance distanciée avec un équilibre réussi qui fait le charme ambiant. Pas forcément évident à appréhender cependant, Monrak Transistor manque un peu de rythme et peut parfois pencher vers un certain misérabilisme gratuit, point qui m’a clairement empêché d’être véritablement touché par la grâce du final.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/monraktransistor/critiques.html

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