He lives by night (夜驚魂) 1982


Un dangereux psychopathe s’en prend à toutes les femmes portant des collants blancs ! si, si, il les zigouille sans même les avoir préalablement tripotées un peu,… l’idiot ! Il rentre en contact avec une animatrice radio (Sylvia Chang) qui émet la nuit. L’inspecteur (Kent Cheng) entre alors en scène…

Red to kill comique… et sans sexe.
2-50
Et oui, c’est tellement HK qu’on pardonne beaucoup de choses, même qu’un chef de la police bedonnant fasse la course avec des voyous dans les rues de Hong Kong juste pour impressionner une animatrice radio. On est ici dans une catégorie sensiblement différente du film de serial killer 80’s à la Red Panther parcimonieusement ponctué de touches comiques alors que « He lives by night » en tartine généreusement la pellicule d’autant qu’il est produit par Karl Maka et Dean Shek ce qui annonce directement la couleur. L’humour crétin est donc dans la place mais le pire c’est que ça marche ! Et pourtant, en général avec eux, c’est pas gagné.

Un tel lot de petites friandises doucement folles ne peut se refuser. Ngaai Dik, bon acteur qui a sévi par exemple dans l’excellent Man on The Brink interprète un psychopathe travesti aux attitudes qui inspireront certainement Ben Ng pour Red To Kill sauf que lui, ce n’est pas les robes rouges mais les bas blancs qui le rendent fou. En outre, pas question de viol ici, Ngaai Dik à des envies de meurtre à chaque fois qu’il voit une paire de bas blancs, douloureux trauma amoureux qui remonte. Mais bref, l’intérêt est ailleurs puisque chaque scène de meurtre se révèle plus drôle que terrifiante même si Ngaai Dik y met du sien en duo avec la caméra agitée. Non, seulement sa tenue de travesti n’a pas du tout le même effet qu’un certain « Dressed to kill » de De Palma, mais surtout une équipe de choc constituée de Kent Cheng, de la craquante Sylvia Chang et d’un Simon Yam tout jeunôt démonte gaiement la moindre tension, ce qui fait malheureusement dégonfler le final comme une baudruche au contraire de « Red Panther » où il constituait l’apothéose.

Mais qu’importe, on aura bien rigolé avec Eric Tsang en punk Flashy qui braque Billy Lau dans sa toute première apparition avant de se faire jeter d’une voiture, Kent Cheng en inspecteur gras du bide, la pipe au bec et un penchant pour se travestir lui aussi en fan de gym tonic 80’s, la police en groupe totalement crétine qui court en caleçon et en accéléré dans les escaliers, une attaque de distributeur de boissons Seven Up, un meurtre à base de quiproquos entre femmes et tueur qui fera bien plus rire que peur, le coup du fan de la présentatrice radio qui tapisse ses murs de photos de Sylvia Chang. Bref, tout cela est très loin d’être défendable mais possède une fraîcheur comme on en fait plus, surtout que « He lives by night » cultive envers et contre tout de beaux germes du terrifiant « Red to kill », savoureux paradoxe des mélanges du cinéma HK.

ps : Et y a même un bêtisier à la fin, que demande le peuple !

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/helivesbynight/critiques.html

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2 réflexions sur “He lives by night (夜驚魂) 1982

  1. S’il y a un bêtisier en toute fin de métrage alors c’est emballé, pesé ! Dommage que le film n’est pas réussi à être réellement flippant et tourne dans le ridicule marrant. Je note la source d’inspiration pour « Red to Kill ». ;) Et rien que pour la fraîcheur So HK comme dirait l’autre, on se doit de le voir ! ^^

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