The rape after (淫種) 1984


Un vrai film d’horreur 80’s c’est sûr…. Culte, mais faut se calmer quand même. ^^
2-50
A titre de comparaison, « The Rape after » est très proche de « La Malédiction du Pharaon » de Lucio Fulci avec ses défaut et ses qualités puisque « Manhattan Baby » de son titre anglais est loin d’être le meilleur Fulci, mais pas le pire non plus. Comme c’est étrange puisqu’il date justement de 1982, soit moins d’un an avant « The Rape After ». On y retrouve le même genre de possession insidieuse jusqu’à l’attaque des oiseaux, pas empaillés cette fois-ci. Comme dans ce Fulci moyenne gamme, l’histoire correcte mais peu approfondie peine à nous emporter et trouve le moyen de se disperser alors qu’elle s’attarde péniblement au départ, mais une ambiance très particulière opère malgré tout.

Un esprit maléfique enfermé dans une statuette refait surface après que Mr Mo (Melvin Wong), photographe publicitaire et dragueur invétéré l’ait volée. Sa copine mannequin de passage à l’entourage familial tourmenté goûte par la suite à la puissance sexuelle du démon qui lui lègue un bébé maudit lors d’une courte scène très anecdotique (on croirait le Toxic Avenger d’ailleurs ce démon). Le photographe rencontre ensuite le vrai amour en la personne de la fille d’une riche maison chez qui il a justement volé la fameuse statuette.

Comparé à la réalisation de Fulci, « The Rape After » ne traîne pas beaucoup plus et tient bien la comparaison quant aux moments chocs et à sa belle mise en images qui rattrape fort bien les faiblesses techniques. Plutôt logique lorsqu’on voit que le réalisateur Tom Lau Moon Tong est directeur photo de métier et réputé dans le domaine puisqu’il s’occupera de gros films tel que Swordsman 2 ou OUATIC 5 entre autres. Il réalise ici son unique film. Il y traine bien une ambiance décrépie typiquement italienne donc, assez singulière pour un film HK mais il faut vraiment avoir faim. Trop longuet d’une part, « Rape after » pêche par son manque de portée et de crescendo significatif, préférant s’échouer sur des zones dangereusement bis regrettables lorsqu’on recherche comme ici une vraie ambiance horrifique. Les acteurs ont autant de charisme que ceux de « La malédiction du pharaon », c’est à dire aucun, et le scénario piocheur s’embourbe allègrement au contraire de films comme « Bloody Bird » ou « La Maison aux fenêtres qui rient », tout aussi lents à se mettre en place mais beaucoup plus entiers, porteurs et vraiment flippants.

Alors qu’est-ce qu’on a pour de vrai ? Et bien, on a une autopsie « The Thing »-like d’une femme brûlée enceinte d’un bébé démon, crade et d’un bon niveau, un auto assassinat de Ha Ping possédée qui commence par se couper les doigts comme des carottes avec son hachoir et finit par se planter l’ustensile dans le crâne d’un bon niveau aussi, et puis on a un long final qui part en live heureusement et malheureusement. Car il ne faudrait pas omettre de préciser que pendant ce final, le démon revenant se la joue petit blagueur ! Un moine va se soulager dans les toilettes de campagne et de la fosse sous-jacente surgit une main qui lui fait une petite tape amicale sur les fesses. O_0 Un peu plus tard, il remet ça ! Un moine ouvre des cercueils à la barre à mine et une main vient lui éponger la sueur du front ! Sympa le démon ! Juste après, il s’amuse à arracher les deux oreilles du moine une par une et se les bouffe à l’italienne tout de même. La scène phare du vieux moine attaqué par une armée de rats et de corbeaux enflammés vaut aussi son pesant de nanar attitude malgré toute la bonne volonté de mise en scène, avec des raccords ignobles et un mannequin en mousse pour terminer.

Une levée de zombies cannibales à la « Thriller » va venir couronner le tout (sur la musique de « Zombie » de Romero tant qu’à faire) et il faut bien avouer qu’on tente ici une ambiance proche de « La Maison près du cimetière » avec une musique ténébreuse piquée de je ne sais où, des jeux de lumière et des placements de caméra très honnêtes. C’est la montée d’angoisse qui peine surtout et reste encore loin de Lucio Fulci. Par exemple, le final enchaîne brutalement sur notre héros en bagnole qui s’en est sorti on ne sait comment juste pour que le réalisateur puisse enchaîner à la va vite un ultime baroude d’honneur avec la fiancée attaquée dans sa chambre ce qui casse immédiatement tout effet probant.

Et ce n’est qu’un exemple d’un scénario qui peine de plus en plus à tenir debout la fin approchant. Autant Red spell spells red dans la même lignée de l’horreur maléfique pure et dure obtenait une ambiance crescendo et un bon lot de scènes « out », autant ici, les claques significatives sont beaucoup plus radines. Beaucoup de mains qui surgissent, de gerbes de dégoût placées ici et là (un vrai running gag), et une petite romance typiquement niaiseuse pour débuter recouvre tout ça.
Quel bel exemple de rendez-vous galant au début à ce propos ! Le photographe voleur de statuette maléfique invite sa copine d’un soir et ne trouve rien de mieux que de se bourrer la gueule avec elle pour terminer par une quiche à deux ultra romantique !

Un mélange très spécial assurément et je pense être très gentil avec la note qui prend beaucoup en compte la singularité du film, son indéniable statue culte, l’ambiance occulte réussie et de nombreux thèmes précurseurs du cinéma HK extrême.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/rapeafter/critiques.html

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