Shaolin Karaté (少林寺拳法) 1975


Au lendemain de la guerre, après avoir étudié les arts martiaux en Chine, So Dochin décide de fonder sa propre école au Japon.

Chiba is Chiba
2-75
Typique de sa période d’explosion où il avait trouvé la bonne place de Bruce Lee Japonais, Sonny Chiba enchaîne avec ce « Killing machine » qui fait suite à la trilogie Streetfighter et la trilogie Karaté. Norifumi Suzuki aux commandes ajoute un semblant de fond historique post-seconde guerre mondiale qui véhicule un environnement un minimum réaliste d’un Japon occupé et à l’agonie, et surtout une panoplie de scènes apitoyantes assez directes et pas franchement subtiles dans le tableau de la misère qu’elles tentent de décrire, mais singulières. Au milieu donc, Sonny Chiba en moine karatéka défenseur des pauvres opère sa justice et trouve même le moyen de fonder le plus grand dojo de « karaté Shaolin ». Le personnage historique ici sympathiquement caricaturé aime les enfants aussi bien qu’ils coupent les co…es des abrutis de yakuzas qui commencent à pulluler telle la vermine tentant de s’approprier la ville en proie au chaos. De belles poussées excessives de philosophie à 2 balles et de gore cheap sortent donc du lot. La photo plutôt réussie ajoute à l’ambiance d’époque mais on sent Norifumi Suzuki loin de ses limites créatives ce qui cantonne Shaolin karaté à un film d’exploitation dans la petite moyenne, mis en scène rapidement à grands coups de zooms brutaux, chorégraphié à la japonaise, c’est à dire que…. c’est le bordel pas franchement technique quoi… Typiquement Sonny Chiba dans l’âme, c’est à dire sublimement excessif, violent et bis par moment mais inutilement longuet et primaire le reste du temps.

Un bon Chiba tout de même avec de la scène culte sanglante et des répliques psycho-lourdes qui valent le détour. Il manque toujours de combats mieux maîtrisés et d’un rythme constant qui éviterait de se perdre entre la réflexion humaniste de base et le déboîtage de bras en plastique en règle mais il y a de quoi se contenter et largement combler les amateurs du monsieur.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/shorinjikempo/critiques.html

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