Exilé (放.逐) 2006


Depuis leur dernière mission, le groupe de tueurs-gardes du corps formé par Anthony Wong, Francis Ng, Roy Cheung, Jackie Lui et Lam Suet est dissous. Jackie a disparu de la circulation. Un des 4 membres restants a décidé de prendre sa retraite. Il s’installe avec sa femme à Macao. Mais un jour, les 3 autres anciens associés débarquent. L’amitié qui les soudait semble mise à mal : chacun a une motivation ou une mission à accomplir qu’il ne doit pas dévoiler aux autres. L’un des 3 arrivants a pour mission de tuer un ancien membre de l’organisation, en fuite avec sa famille et localisé à Macao… Pendant ce temps, un nouveau groupe de tueurs, mené par Richie Ren, se pointe. Ils ont pour mission d’éliminer quelques anciens membres de l’organisation, eux-aussi…

Un tueur à gages des Triades chinoises décide de tout quitter pour s’installer à Macao avec sa compagne enceinte. Quelques temps plus tard, deux de ses anciens « collègues de travail » le retrouvent, avec pour mission de l’exécuter. Mais deux autres membre de l’organisation débarquent également, avec des motifs troubles. Les deux premiers se posent alors des questions sur la tâche qu’ils doivent accomplir. Car par le passé, les cinq hommes étaient amis, et ont effectué une mission dangereuse qui a laissé des traces…
[cinemasie]

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs To.
4-25

Excellente impression pour cette sorte de séquelle du meilleur film de Johnnie To, « The Mission ». Un peu plus tranquille formellement, Exilé réunit les mêmes acteurs parfaits éparpillés depuis un moment pour une sorte de spin off à la fois étonnamment drôle et dramatiquement intéressant ce qui n’est pas une mince affaire pour un To. Intéressant et pourtant simple et direct, Johnnie To se fait plaisir et semble ne jamais être plus à l’aise que quand il connait la chanson. Et celle d’Exilé, il la connait par cœur. Débarrassé de la frime formelle qui envahit une grosse partie de sa filmographie, il nous livre un film brut évidemment ultra frimeur mais entier, à l’ancienne, dépouillé et crasseux à souhait, typiquement HK, typiquement désabusé, sans jamais se reposer sur un fond accessoire ou au contraire trop complexe.

A l’aide de toutes les clefs classiques du genre qu’il a lui-même porté dans les 90’s, une certaine subtilité supplémentaire voit le jour grâce au glissement harmonieux et constant entre l’humour omniprésent et le drame. Un joli portrait de famille et une distribution aux petits oignons permettent à Exilé de superbement se tenir dans son ensemble et d’offrir une ode mafieuse décrépie presque définitive et la meilleure démonstration du savoir faire de To dans son style chéri qu’est l’action dans l’inaction. Même si les gunfights ne sont pas les plus classes réalisés à HK, The Mission fait mieux, la bonne vieille recette de la bande très expérimentée qui s’approche de son baroude d’honneur avec l’humour et la tranquillité du tueur haut de gamme offre ce que To fait le mieux : un film de triades classe, sombre, efficace, porteur, surprenant de relief et de surcroit hilarant par moment. Anthony Wong est magistral, Simon Yam croustillant tout comme les autres et (pour une fois) la BO est superbe et ne sonne pas toc. Un To qui fait bien plaisir, je l’aurais attendu celui-là.

NB : les Election, The Mission et ce film sont pour l’instant les seuls To que j’apprécie vraiment.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/exiled/critiques.html

21/02/2011
http://www.senscritique.com/film/exile/9771230387686933/critique/drelium/

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