Yokai Monsters : 100 Monsters (妖怪百物語) 1968


Un entrepreneur veut raser ruelles et marchés d’un vieux village. Invité lors d’une fête, en compagnie du seigneur local, il assiste au récit traditionnel de cent contes effrayants ayant trait aux Yokai, esprits de la nature. Une bougie doit être soufflée à la fin de chacun d’entre eux, afin de faire fuir ces fantômes. Un manquement à cette coutume, et il se pourrait que les esprits apparaissent et viennent protéger le village de sa destruction.

Un bon gros gâchis bien décevant comme il faut.
1-50
En pleine période de bouillonnement affectif du public japonais pour les monstres en tout genre (de Godzilla, Gamera, démons et fantômes en passant par les séries télé et consors), la Daei et le réalisateur de l’excellent Daimajin entreprennent d’adapter au cinéma le célèbre bestiaire de monstres fantomatiques traditionnels japonais. Le succès public de ce premier volet donnera deux suites, le à priori plus sympathique Spook Warfare et le réputé plus mauvais des trois Along with Ghosts (qu’est-ce que ça doit être).

En guise de succès, voilà plutôt un film extrêmement décevant qui compte en tout et pour tout 4 scènes plus engageantes et malheureusement assez courtes et sans enjeu. Sous couvert d’une histoire insignifiante d’un méchant lord qui veut s’implanter dans un village au détriment des habitants, histoire insignifiante qui prend pourtant facile presque 1 heure du tout, le film communique à bloc sur les Yokaïs alors qu’ils se font extrêmement discrets toute la première heure. Les costumes bien cheaps n’empêchent pourtant pas le charme indéniable du bestiaire fidèle aux gravures traditionnelles dont le légendaire peintre Hokusaï fut un immense représentant. Malheureusement, on compte une petite scène avec la femme au long cou (sympathique), une scène comique, en partie animée, avec un attardé qui s’amuse avec le parapluie à longue langue (ok), une tête géante qui terrorise deux lieutenants (bien mais extrêmement court), et c’est à peu près tout jusqu’au dernier quart d’heure !

La partie finale se rattrape un peu avec, enfin, un bestiaire complet de monstres éclectiques qui terrorisent le lord lors d’un ballet au ralenti assez sympa où des yokaïs semblent comme tomber du plafond tandis que d’autres dansent la gaudriole autour du dit lord. Mais bref, on est largement en droit de s’exclamer : tout ça pour ça ! Car, si cette partie finale, courte et malheureusement bien inutile dans le fond, bénéficie d’une bonne ambiance fantomatique où l’on retrouve bien les caractéristiques physiques traditionnelles de chaque monstre, ceux ci ne font malheureusement que « gaudrioler » vite fait et c’est tout !

Autant cet axe du fantastique concentré dans la partie finale était aussi prédominant dans Daimajin et le tout se tenait remarquablement et menait avec grand plaisir à l’apparition tant attendu du colosse, autant ici, les Yokaïs n’ont aucun rôle significatif dans l’histoire si ce n’est effrayer à dose homéopathique quelques méchants en montrant leur faciès. Du reste, l’unique interaction d’un Yokaï avec un homme se trouve dans la scène d’intro elle aussi ultra anecdotique.

Bref, « 100 monsters » est extrêmement décevant et mon immense sympathie pour les Yokaïs n’y changera rien vu la réalisation absolument passe partout du reste de l’intrigue plus que minimale qui piétine gaiement à grands renforts de répliques somnifères plutôt que de donner un véritable intérêt à la présence des monstres au final quasiment inutiles.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/yokaihyakumonogatari/critiques.html

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