Mirage (海市蜃樓) 1987


Quelque part sur la route de la soie, à la frontière russe, Tong Ting Hsin (Yu Rong Guang) est témoin de l’apparition d’un mirage révélant l’image d’une jeune inconnue. A la vue de la belle, l’amoureux transi n’aura de cesse de la rechercher. Réunissant Anita (Connie Khan) et son ami Mao (Tsui Siu Ming), ils se mettent à parcourir la fameuse Route et se retrouvent dans le village d’Anita dont son père est le chef. Hélas, la situation est tendue dans la région : de nombreux pillards meurtriers harcèlent les autochtones… et bien évidemment, la jeune inconnue (Pasha Romani) est leur chef.[Source hkcinemagic]

Élégie de la cascade
4-00
Mirage est sans aucun doute un film exceptionnel comme on en verra plus, une ôde définitive à tous les cascadeurs, acrobates, artificiers et chorégraphes venus d’un temps où la prise de risque était plus que conseillée, voire poussée aux dernières limites de l’acceptable. Rare (voir aucun ?) film ne peut démontrer ce constat avec plus de brio que Mirage. Une démesure équivoque et pour chaque cascade, le mot d’ordre semblerait presque : « il nous faut au moins un blessé grave ». Le cadre de la route de la soie en pleine Chine Continentale ajoute encore une touche d’aventure épique et une sécheresse très particulière tandis que le Mirage de Yu Rong Kuan semble indiquer un scénario positivement aventuresque. D’autant que ce dernier est comme d’habitude impeccable en héros irréprochable et que son alter ego féminin, l’inconnue Pasha Romani, est une véritable beauté troublante. Un parallèle au final visuellement fascinant semble même, peut-être, se développer entre notre duo maudit et leurs montures, blanche et noire. Alors que Tsui Siu Ming devant et derrière la caméra donne tout ce qu’il a allant jusqu’à s’immoler entièrement par le feu lors d’un final, ultime définition du mot explosion.

Alors forcément, après tout ça, difficile de ne pas s’emballer. Oui, mais voilà, il n’existe pas pour l’instant de sous titres autres que japonais pour cette coproduction Chine / Hong Kong, ce qui reste tout de même très fâcheux. Vu ce que le spectateur se prend dans les mirettes ajouteront certains, c’est déjà un authentique classique. Oui, mais sans ces sous titres, une grosse partie du film ne peut s’apprécier comme du cinéma fini. Personnellement, j’y ai vu davantage une démonstration de force plutôt qu’un film réel. un mirage ?
Outre l’absence de sous titres compréhensibles, la teneur de l’action occulte tout de même largement toute autre considération filmique. On évitera de s’attarder sur la teneur de l’interminable danse autour du feu, sympathique mais surtout très flatteuse pour tous les acrobates, la partie de foot / chèvre (le jeu traditionnel du Bouzkachi) et toutes les autres scènes qui n’ont l’air de strictement rien apporter hormis l’objectif d’enchainer les démonstrations de moyens de locomotion catapultés en l’air (allez vas-y que je saute d’une falaise de 50m dans une jeep avant de me rattraper avec une simple corde —— et tiens que je saute à moto sur 50m avant d’atterrir sur une explosion qui fait peser de sérieux doutes sur l’état de santé du cascadeur… Ah bin non, c’est le réalisateur, pas de souci, lui, c’est un fou… Si il n’y avait que celle-là). Il se joue une forte partie d’action pour l’action et plus que tout : la cascade qui va écraser la concurrence, l’explosion qui va souffler toutes les autres. Les chorégraphies courtes et brutales restent clairement focalisées sur la chute et le gars qui va voler au final. La mise en scène épique, elle-même se focalise très souvent sur son unique point final : le plan fixe ultra large du site où tout va péter.

Pourtant, il semblerait bien que tout cela se tienne et rivalise haut la main avec les plus grands…

Au final, Mirage est clairement un incontournable de l’action mais il reste pour l’instant un objet étrange difficile à apprécier dans sa globalité sans sous-titres pour l’éclairer, et ce même si le spectacle suffira largement à rassasier les plus gourmands.

Saut d’une falaise dans une jeep sans sécurité et rattrapage à une corde à 1:28 et saut à moto à 0:45 exécutés par Tsui Siu Ming lui-même.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/mirage/critiques.html

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