Boxers (ไชยา) 2007


L’histoire tragique de Biak, Pao et Samoh dans la thailande des années 70. Il y a un premier garçon qui est fils d’une prostituée. Il y a un deuxième garçon, fils de pêcheur accro au jeu. Et il y a un troisième garçon qui est le rejeton d’un boxeur muay. Leurs passion, c’est la boxe. Vivant et pratiquant le Muai Thai Chaya*, ils grandissent dans l’insouciance et la pauvreté dans un milieu rural isolé quelque part sur la côte du golfe de Siam. Ils sont comme les doigts de la main, d’autant plus qu’un accident a jadis éclopé l’un d’entre eux, resserrant davantage cette solidarité fraternelle qui les unit jusqu’à ce qu’ils se décident de tenter leur chance à Bangkok, en pleine mutation. De simples jeunes hommes visant la gloire, ils seront amenés a arpenter des chemin différents… Aux limites de l’enfer.

Il était une fois en Thaïlande… et en survol.
3-00
Sous ses jolis atours techniques et photographiques et son ambition certaine d’offrir une solide fresque de trois copains à la Scorcese, se heurtent un épineux problème de cohérence globale en particulier au niveau narratif. Le surdécoupage constant de l’ensemble ne permet jamais de s’attacher aux personnages ni de rentrer dans le récit de manière vraiment convaincante. Les scènes clés ou non sont sans arrêt survolées à coups de raccourcis mal sentis et de raccords clipesques qui annihilent toute montée en puissance du drame. L’ensemble, très classique mélange de Blood brothers, Une balle dans la tête, Goodfellas ou encore Il était une fois en Amérique, n’a clairement pas la subtilité et la puissance de ses modèles. Non pas que les acteurs soient (trop) mauvais ou que l’ambiance soit surfaite, mais Boxers n’est tout de même qu’un film de combats qui fait aussi irrémédiablement penser à des films nettement moins ambitieux genre Blood Sport.

Le grand écart entre Scorcese et Van Damme emballé façon MTV a donc forcément beaucoup de mal à convaincre totalement. A tout vouloir embrasser en même temps, rien ne semble réellement solide. la noirceur des rues de Bangkok très bien abordée elle, et une partie finale plus relevée en émotions rattrape une grosse première partie pataude qui a les moyens et l’ambition de ses modèles mais clairement pas le talent ni la vision d’ensemble. Au bout du compte, l’impression d’être en avance rapide dans une fresque de presque 2 heures conséquente en personnages et en tranches de vie n’est pas des plus légère à déguster.

Il aurait peut-être mieux fallu se concentrer sur la qualité des combats qui sont tout de même le coeur des attentes du film et des personnages, et qui semblent pourtant tous inachevés, légèrement brouillons voir même secondaires. De plus, trop de personnages se cannibalisent les uns avec les autres, une ribambelle de boss par exemple dérivent dans un récit qui n’en mériterait presque que deux bons gros centraux. Dommage car Boxers est clairement un film ambitieux, trop ambitieux. Influences mal digérées comme dirait l’autre.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/muaythaichaiya/critiques.html

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