Bastard Swordsman (天蠶變) 1983


Tous les 10 ans, deux maîtres de clans rivaux s’affrontent.L’Invisible clan domine par deux victoires d’avance, le clan opposé n’a que deux ans pour se préparer à un nouvel affrontement à défaut de voir son anéantissement.

Tony is the man !
4-00
Tony LIU est arrivé un peu trop tard à la Shaw pour être aussi connu que ses légendaires compères réalisateurs, mais d’un autre côté, la période est intéressante pour l’essor d’un style. Cette courte première explosion du wu xia fantastique survitaminé va lui permettre, les techniques aidant, de sortir plusieurs perles notoires du genre. Que ce soit en kung fu indépendant où il se distingue déjà à moindre mesure (Stranger from Shaolin, The Dragon and the Tiger Kids et surement d’autres) ou plus notoirement à la Shaw (The Master, Holy Flame, The Lady Assassin, Secret Service), la qualité est toujours au rendez-vous, qualité de l’action avant tout, mais pas seulement. Le récit est toujours solide, fouillé et joue avec les genres martiaux avec une grande aisance.

Toujours enclin à approfondir son style de narration très personnel, il maîtrise tel Tsui Hark l’art d’accélérer le récit tout en l’entrecoupant très régulièrement d’action de tout premier ordre. Points faibles, beaucoup de ses films sont un peu trop fournis en personnages secondaires, et l’ambiance kitsch et gouleyante manque cruellement d’unité dramatique et de grandes stars charismatiques pour réellement porter sa filmographie.

Or, dans Bastard Swordsman, on retrouve tous les ingrédients d’un Holy Flame par exemple et pas totalement au hasard, mais de surcroît, la narration toujours très nerveuse, tient plutôt bien le coup. Les deux camps en présence, le Wu Tang et son ennemi le Wu Di sont une bonne idée en soit puisqu’il n’y a jamais assez de films sur l’école de l’épée Wu Tang. Les nombreux effets spéciaux incrustés sur la pellicule sont techniquement au dessus des autres références. Si en plus une pointe dramatique parvient à jaillir et que le héro est Norman CHU , il n’y a plus qu’à foncer !

N’oublions pas LAU Suet Hua , YEUNG Ching-Ching et CHAN Si Gaai , trois jeunes femmes très talentueuses, Lau Suet Hua un peu moins mise en valeur cette fois-ci, qui arrêteront pour ainsi dire leur carrière avec la fin de la Shaw, à l’exception de Yeung Ching Ching, et encore trois fois rien. Toutes font partie des « habitués » qui forgent aussi la qualité de l’équipe Shaw de Tony Liu, à l’instar de YUEN Tak qui accompagne Liu aux chorégraphies.


http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/bastardswordsman/critiques.html

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