Ong-Bak 2, la naissance du dragon (องค์บาก 2) 2008


Non mais c’est quoi ce bordel !
2-25
Impossible de croire au film ou de se sentir impliqué ne serait-ce qu’une seconde, outre le fait qu’il n’y ait absolument aucun rapport avec Ong Bak ce qui sent déjà la petite arnaque marketing, Ong Bak 2, c’est Tony Jaa qui tente tant bien que mal de rompre avec son image étriquée de « fighteur » en réalisant son Bangrajan, autrement dit une fresque médiévale et barbare extrêmement ambitieuse qui se plante un peu comme a pu le faire un Seven Swords, d’autant que Tony Jaa n’est pas Tsui Hark, cela va sans dire…
Car derrière une très belle photo, une jolie crasse, de magnifiques décors naturels, des guerriers Conan le barbare-like par camions, de nombreux combats, une noirceur inhabituelle et un long final clairement excellemment troussé, et oui tout ça quand même, les difficultés de production visibles à 20kms embrouillent terriblement une histoire d’une épaisseur microscopique qui réussit l’exploit de se perdre totalement dans une soupe nihiliste indigeste et muette alourdie de flashbacks extrêmement mal sentis. La fin ouverte termine de sceller la perplexité totale là où BangRajan avait su se libérer de ses lourdeurs pour exploser dans une véritable rage guerrière libérant enfin la personnalité de ses héros. Ici, il n’y a que Tony Jaa qui sauve son bébé grâce au personnage Tony Jaa, le seul qui existe vraiment dans le film, et ce en dépit de toutes les qualités de réalisateur qu’on pourra lui allouer.

Par dessus tout, au lieu d’une dose massive de frappes mortelles et de course poursuite effervescentes dont l’énergie primaire faisait vivre les précédents films avec Jaa, ici les combats sont outrageusement portés sur les armes blanches et le résultat constellé de ralentis, même s’il est visuellement assez réussi, est objectivement encore loin des références brutales en la matière et ne peut vivre par ses qualités chorégraphiques et photographiques seules, du reste largement empruntés aux étalons HK. Quels sont les enjeux des trop nombreux adversaires ? Plus encore, où est la puissance de frappe ?? RITTIKRAI Panna manque gravement à nous la projeter en pleine face notamment grâce à ses gros plans d’impacts bestiaux ici aux abonnés absent.
Heureusement que le long final remet avec brio cette puissance sur le tapis où enfin, on redécouvre un Jaa virevoltant et magnifiquement athlétique car non, décidément, Jaa a beau exceller en tant qu’artiste martial, il aura beau montrer d’inédites qualités de metteur en scène, l’ensemble déchiré, boiteux et simplifié à outrance est bien trop pachydermique pour être porté au rang de réussite incontournable.
Il y a pourtant tant de choses qui pourrait ravir dans Ong Bak 2, à commencer par les tronches patibulaires qui s’enchaînent à un rythme effréné, la douce perspective d’un Conan le barbare chorégraphié à la Thailandaise, que je me suis vraiment demandé ce qui ne passait pas. Il est clair au final que l’ambition du projet écrase la crédibilité du film qui se veut dramatique et épique alors qu’il ne réussit véritablement qu’une seule chose : faire revenir le show Tony Jaa à toutes jambes.

Tony Jaa montre beaucoup de qualités insoupçonnées avec son film, mais l’ambition du projet ne pardonne pas les lourdeurs, les approximations et surtout le manque de consistance énorme des personnages. Où est la puissance du récit tant mise en avant tout le long ? Nul part malheureusement.

http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/ongbak2/critiques.html

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s