Point limite (Fail Safe) 1964


La defaillance d’un minuscule transistor provoque l’alarme au Strategic Air Command ou sont surveillees les mouvements de tous les avions du monde. Cette defaillance fait croire a l’eixtence d’un engin non identifie. Une escadrille de bombardiers atomiques est envoyee en direction de Moscou.

Torpille
4-75

Intro déjà, boom, prends ça pour commencer…

Ensuite, une entame où quelques hommes commencent à dangereusement graviter autour d’un écran 60’s sensé hyper sophistiqué, les yeux carrément rivés dessus même, et nous derrière qui ne voyons que des dos… C’est le doute brutal : un thriller militaire braqué sur un faux écran qui montre une vague carte et deux trois triangles qui bougent ? impossible, ça marchera pas… J’en ai vu d’autres…

… J’ai eu le malheur de commencer à 1h, pas pu descotcher, il est 3h…

Avec un découpage d’une précision diabolique, des acteurs à la limite constante de s’évanouir tellement ils sont à fond dedans, trois décors c’est à dire deux pièces et un cockpit en tout et pour tout, le fameux écran Google earth antique omniprésent de bout en bout, quelques téléphones et autres boîtes qui clignotent du même acabit et une poignée de stocks shots d’avions passés en négatif, Sydney Lumet installe parfaitement l’ambiance aujourd’hui bien connue et fait monter la pression avec une précision rare (zoom féroce sur le général Bogan, seul moment de caméra rapide du film) en misant sur la conviction des acteurs et la classe naturelle de sa mise en scène.

Le scénario de guerre froide est connu depuis toujours, même sans avoir vu Folamour, et pourtant ça marche impeccablement et au delà des espérances. Une froideur implacable sert des répliques quasi exclusivement militaro-stratégiques à priori abscons, que nenni, affutées au scalpel et lancées comme des éclairs, une démonstration d’intellects sous pression, en action et en proie aux prises de décision les plus importantes de leurs vies, le tout sur une seule journée. Il y a du Blockbuster là-dessous, le trio principal est au taquet, le Président sans défaut, Henri Fonda magnifiquement crédible, le conseiller cynique, le général responsable, le ministre tendu, le chasseur irréductible, l’ennemi puissant et sournois, l’enjeu mondial, tout y est, mais c’est un huis clos. Pas une seule fois on ne voit cet ennemi. Pas une fois on ne sort de la pièce.

Bluffant. Lumet est décidément très fort.

http://www.senscritique.com/film/point-limite/7421229731373565/critique/drelium/

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