Les Fraises Sauvages (Smultronstället) 1957


Souvenir d’une vie
5-00
Le titre du film est déjà une splendeur à lui seul… Alors, déjà je suis en extase devant Ingrid Thulin de sa première apparition à l’ultime seconde où elle quitte la chambre, d’ailleurs le bon vieux bougon et attachant Dr. Isaac Borg a peut-être eu une vie pleine de vide mais il est entouré par les plus belles filles du monde !…. m m.. Recentrons, recentrons.

Réflexion d’un vieil homme au crépuscule de son chemin, Isaac Borg est convié à être récompensé pour son irréprochable travail de médecin. Encore endormi au matin de ce jour catalytique, il rêve déjà à d’étranges signaux moribonds puis s’égare encore davantage lorsqu’il entreprend de revenir sur les traces de sa maison d’enfance. En route dans cette journée qui le consacre, à bord de sa belle automobile, il plonge alors dans quelques souvenirs aussi parcellaires que précis, accompagné par sa belle fille la sublime Ingrid Thullin (ah oui je l’ai déjà dit). Entre rêves entremêlés, réflexions conscientes en voix off, petit bonjour à sa frigorifique mère et la rencontre fortuite d’un sympathique trio de jeunes espiègles avides de penser, le vieil homme se découvre un cœur alors même qu’il n’en trouve nulle trace sur la route amoureuse de sa vie. Médecin altruiste malgré tout, il prend conscience de la dévotion de sa femme de ménage qui lui est restée fidèle et de ce qui demeure aujourd’hui, bien remis en place par la ménagère tout d’abord, puis ce qu’il découvre sur la route le ramenant à son enfance, mais aussi par la pétillance de la jeunesse et la superbe, splendide, irradiante Ingrid Thullin…

Pourtant Isaac a bien eu une femme avec lui, qui apparaît une seule fois lors d’un rêve à demi conscient. Et elle aussi est à tomber par terre ! Divine Gertrud Fridh !

Ingmar Bergman nous montre la beauté d’un homme sur une seule journée alors même que son austérité avérée le tiraille. Le spectateur n’en ressent que plus intensément son étincelle de vie et ses sensations du souvenir en recollant avec lui les morceaux dispersés.

Scénario minimal, errance fantastique, dialogues feu d’artifice, mise en scène légère, sublime et incroyable de modernité, musique divine, acteurs hypnotiques, pellicule blindée de vie, n’en jetez plus, il m’a déjà fallu plusieurs secondes pour me remettre du mot Fin.

http://www.senscritique.com/film/les-fraises-sauvages/9811229570868757/critique/drelium/

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