Tomb Raider II : le berceau de la vie (2003)

Tomber raide dingue ?

Allez je me dévoue…
2-75
Il y a des films comme ça qui dépassent illico une certaine limite de bonne tenue qui les rendent sympathiques et attachant de façon improbable alors que l’on sait pertinemment que c’est de la grosse daube en conserve. Parce qu’à partir d’un certain point, ça ne sert plus à rien de vouloir démontrer qu’un film est naze puisqu’il le montre ostensiblement, au point que s’il s’y prend bien, il nous envoie un magnifique fuck de derrière les fagots.

Tomb Raider 2 est dans cette lignée, envers et contre tous. C’est tellement évident que c’est nul que le spectateur dérangé se place directement en position « oeil bis » pour profiter de la décadence baveuse sous tendue. Et détrompez-vous, c’est très ardu d’atteindre un tel niveau, n’importe quelle bouse actioner US n’est pas capable un instant de délivrer cette innocence de l’œil brillant d’un enfant devant une surprise inconnue.

A ce moment là, hormis le fait qu’Angelina arbore ici ses plus belles formes filmées dont un cul à faire se damner un moine, ce qui est sans aucun doute un des avantages pervers qui me fait approuver ce navet, ne soyons pas faux cul, plus rien n’empêche d’apprécier ce trip nawak pour ce qu’il est. Lara se ballade autour du monde aussi vite que les top gunners d’un Furtif. A la différence que le corps de Lara est un véritable moyen de locomotion auto-alimenté à lui tout seul, une parfaite machine à partir à l’aventure. En découle d’une part une dose de paradis exotiques carte postale tout à fait éclectiques et joliment filmés. Les beaux panoramas sont légion et l’action improbable sent fort la bisserie osée. Le tout se termine de façon tout aussi indéfendable par un final dans une grotte hantée africaine sucé jusqu’à la moelle mais assez marrant, en fait.

Le duo central Butler / Jolie omniprésent n’a qu’un charme physique pour seul atout, alors est-ce le côté enfantin et fantaisiste de l’ensemble qui semble sincère et avenant ou simplement Angelina ? Je me pose encore la question mais je suis à peu près certain qu’autre chose m’a convaincu que ce film n’était pas si honteux après tout. Là où le premier restait timide et tout aussi inutile, mal fichu et creux, ce deuxième volet ne cherche plus la cohérence et l’aventure prétentieuse, mais plonge directement dans le bis excessif où Angelina, la parfaite Lara tout de même, joue au jeu en live, parcourt de l’appétissant level design, casse la figure à un requin, improvise des mouvements sur son cheval, en aile volante où que sais-je encore (mention aux superbes vues de Hong Kong), pour coller finalement à l’ambiance si particulière de Tomb Raider le jeu, parfait exotisme de façade, excessif et n’importequoitesque sans teneur ni tragédie réelle, ni goutte de sang, juste pour le fun.

ps : Twister et Speed, autres réalisations wtf du même nauséeux producteur Jan de bont, c’est un peu le même topo…


http://www.senscritique.com/film/lara-croft-tomb-raider-le-berceau-de-la-vie/8591229870233402/critique/drelium/

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