Le Cobaye (The Lawnmower Man) 1992

cobaye1

Un scientifique, qui travaille sur un projet destiné à améliorer l’intelligence des êtres vivants, refuse que le gouvernement prenne le contrôle de son invention à des fins militaires. N’ayant jusque-là travaillé qu’avec des primates, il décide de passer aux expérimentations humaines de lui-même, dans sa propre cave, afin d’éviter de mettre tous ses collaborateurs au courant. Pour celui, il choisit l’un des ses voisins, Jobe, déficient mental et tondeur de pelouse à ses heures perdues, recueilli par un prêtre qui le maltraite et souffre-douleur du reste du village. Très vite, les progrès se font sentir et Jobe devient de plus en plus intelligent… Jusqu’au jour où les choses se compliquent : des effets secondaires anormaux apparaissent aussi…

3-75

Je fais partie de ceux qui ont adoré Le Cobaye à sa sortie VHS, totalement bluffé par autant d’images de synthèse (moches ça d’accord) dans un film, jamais ça ne s’était vu avant à un tel niveau, totalement emporté par la bande originale electro ambient, l’ambiance générale cyber morne mais cool quand même, l’attirail permettant d’entrer dans ce cyber-monde, là encore jamais vu dans un long métrage, le tout au milieu d’une grande pièce bleutée aux néons cyber criards, un monde en plein dans la vague de réalité virtuelle, grande technique de l’époque à laquelle on donnait un avenir quasiment cyber mystique, et un film qui avait ce quelque chose d’indépendant qui attire.

Attrapé encore par Jobe, l’antihéros resté au stade d’enfant interprété par Jeff Fahey, sûrement pas en finesse mais passant d’une candeur touchante au pouvoir absolu avec un réel panache, je dirais même un magnétisme, son regard bleu perçant unique, l’aisance avec laquelle il était passé de l’innocence à la mégalomanie schizophrène, les pouvoirs de Jobe, c’était mal interprété sans doute mais c’était impliqué aussi, c’était quelque chose, et ça complétait bien le pragmatisme de Pierce Brosnan. Totalement emporté donc par cette histoire soit disant de Stephen King qui n’en garde que le titre, ce dernier n’ayant jamais voulu donné son accord pour cette adaptation très éloignée de sa nouvelle.

En le revoyant il y a quelques temps, l’innocence de mon regard avait bel et bien disparu et la puissance nostalgique effacée me laissait découvrir le petit B-movie imparfait qui y survivait, avec l’impression d’une histoire avant tout mal construite.

Mais vînt le director’s cut du Cobaye. Extirpé du néant par des fans bisseux américains, car on l’a oublié, mais Le Cobaye ne pouvait se voir que sur une vhs bien moisie recadrée à bloc en 4/3, clairement charcuté par le studio insatisfait du résultat trop prise de tête à son goût, j’ai donc redécouvert Le Cobaye tel que son réalisateur l’avait voulu initialement, format scope, et la mise en scène y reprend clairement son sens, comme si l’idée que je m’étais faite à l’époque du Cobaye réapparaissait prête à satisfaire mes nouvelles exigences…

J’aime ce film.

cobaye2
cobaye
cobaye3
http://www.senscritique.com/film/Le_Cobaye/critique/1437405

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s