Brother of darkness (替天行道之殺兄) 1994

12 travaux Bis, épisode 5 :

Put off my fire !
2-25
C’est ignoble. De la part de Billy Tang, je m’y attendais mais on est bien dans le pire de la Cat III, et donc le meilleur d’un certain point de vue barbare. Presque du même niveau que son Rouge comme la mort, donc ce qui se fait de plus racoleur worldwide. Pas de gore ou d’horreur pour autant, c’est encore et toujours l’immoralité la plus graveleuse qui pousse ce genre de film à se faire remarquer. Sexe et abus, on frappe les enfants, on insulte les grands-mères, on viole la femme de son frère, tout un programme…

Le genre de films qui mise carrément sur la pulsion de meurtre du spectateur, nous assène en guise de cible à abattre, le plus grand roi des connards jamais filmé, William Ho au sommet du mont hystérie, qui n’a de cesse de pourrir la vie de sa famille et passer par les cases Macau, prison, retour chez ses parents pour leur en faire baver des ronds de chapeaux jusqu’à l’instant libérateur où son frère devenu fortiche en Tae Kwon Do tout exprès, décide de lui foutre sur la tronche littéralement, instant qui vaut bien la moitié haute de l’affiche du film. Rien que le concept d’une vengeance fratricide dramatique à coups de kicks de Tae Kwon Do, c’est déjà tout un concept tordu qui lorgne sur la violence gratuite seule.

Et qu’est-ce qu’on a en bas de l’affiche ? Lilly Chung à poil… Toujours disposée à jouer son double personnage de l’innocente comme la fraîcheur des prés d’un côté et du corps transpirant, violé et abusé jusqu’à plus soif de l’autre, la coquine attire un gros milieu du métrage à tenter de faire jouir son mari, traumatisé dans sa jeunesse par un coup de pied dans les roubignolles bien placé par son sale frangin, puis elle-même dans un interminable spectacle de débauche érotique infâme sur fond de musique des Feux de l’amour croate. Un supplice que je n’ai pu m’empêcher de zapper (ça dure plus d’une demi-heure en plus ces conneries !) pour revenir à ce bon William qui va finir par vraiment énerver son frère pour de bon.

Absolument navrant, j’ai honte limite, mais puisque des éditeurs français n’ont pas hésité à le sortir en dvd, autant prévenir, c’est nul, haineux, racoleur, putride mais William Ho gagne sa place dans le tiercé des méchants cinglés de la Cat III, derrière les indétrônables : Ben Ng dans Rouge comme la mort, et le King Anthony Wong dans Untold Story ou Ebola syndrome, qui s’amuse ici à jouer rapidement un avocat irréprochable juste pour faire plaisir à ses fans.

Moins glauque que les poids lourds de la cat III tout de même, William Ho faisant tout le boulot par sa seule prestation de frère excessif et grimaçant.

12/09/2011
http://www.senscritique.com/film/brother-of-darkness/7881302926869097/critique/drelium/

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