X-Men Origins : Wolverine (2009)

Wouh le vaurien
3-00
Après avoir pesté contre X-Men 2 et 3 qui se voulaient dramatiquement costauds sans y parvenir, C’est tout innocemment que j’ai embrassé de plein fouet la légèreté, la simplicité et l’efficacité de Wolverine la première fois. L’ayant revu depuis (Oui, il y a bien des blockbusters tout nazes que je regarde régulièrement), évidemment, c’est totalement foiré et kidnappe toute l’âme Comics pour la retourner violemment dans le chantre du blockbuster décrépi. Mais avec la chute des espoirs de bonnes adaptations de super héros à l’écran, enfin, j’étais heureux de voir du mutant avec des pouvoirs en action qui se battent les uns contre les autres et non contre une menace. Je sais pas, c’est simpliste certes, mais après tout j’ai lu tous les Strange gamin, et ce qui m’intéressait c’était de voir des super héros se défier à coups de punchlines à la con, les voir sauter, voler et s’envoyer des trucs balèzes à la figure, plus que de comprendre leur psychologie très chevaliers du zodiaque… Et après les 4 Fantastiques et autres bouses qui ont suivi, j’étais en manque de voir de l’action de super héros débarrassée de la volonté de rendre son propos faussement plus profond qu’il n’y paraît et n’hésitant pas à montrer de l’improbable et du too much juste pour le fun, tout en gardant la touche de pseudo réalisme réussi lancée par le premier X-Men.

Et donc là, j’ai été servi niveau fun, pouvoirs et action, et oui. Gavin Hood ne prétend pas pousser très haut. Il aligne juste les petites scènes entendues et toutes réchauffées mais somme toutes sympathiques. J’ai apprécié le commando inutile qui fait sa petite démo, Zero qui frime tellement qu’il n’y a même plus lieu de lui en vouloir de tuer 10 gardes en un retourné et 5 balles, Ryan Reynolds qui je dois bien l’avouer joue son meilleur rôle, le frimeur boursouflé complètement too much qui fend les balles en deux, l’autre qui arrête un tank avec son poing, et Merry qui fait monter l’ascenseur par la pensée, et Will I Am qui disparaît, et… Alors oui, c’est limite anecdotique et tout ce beau monde crève sans avoir rien montrer de plus pour fusionner finalement en un Deadpool impossible, un cyber Ryan Reynolds mon Dieu ! Mais c’est Liev Schreiber qui les tue tous (même si on ne voit pas grand chose). Et Liev Schreiber, je l’aime bien dans son rôle de frère bestial psychopathe et millénaire. C’est lui qui fait toute la saveur. Si on n’accroche pas au méchant, c’est foutu. La partie Wolverine in love qui débute étant des plus piteuses, la partie Wolverine / Dent de sabre porte le début du film. Générique voulu épique en forme de mixe pop, un évènement marquant de l’enfance rapidement expédié, rien de nouveau mais ça garde une certaine efficacité visuelle à mon sens, et ce n’est pas épileptique. Ensuite, le fait que l’amoureuse soit un agent triple… Bin ça remonte la romance foireuse en fait. ça donne quelques twists certes mal placés mais qui agrémentent l’ensemble. Eux non plus ne m’ont pas irrité plus que ça. Il s ne se veulent pas révolutionnaires. On évite les quiproquos et l’action continue. Et du coup, j’ai complètement oublié la Love story tarte au possible et toute les facilités de la chose pour focaliser sur l’action et Wolverine qui en veut à mort à son frère, et son frère qui est méchant mais en fait c’est pas le plus méchant, il est juste très bête, parce que Stryker c’est quand même un sacré vicelard derrière son humanité miséricordieuse avec les mutants. Et donc, je trouve leur relation triangulaire basique mais cool. La soif de pouvoir de Stryker opère déjà et sa capacité à retourner les mutants les uns contre les autres oeuvre en silence. Au passage, je trouve Danny Huston assez efficace en Stryker.

A ce moment là, le final finit même par passer de justesse, oui c’est nul mais on a compris depuis longtemps que ça partait en quenouille, ce n’est qu’une cerise de n’importe quoi de plus où tous les pouvoirs sont mixés dans un balai rigolo de CGI et où Liev Schreiber refait sa pause du début trop cool où il écarte les doigts et serre les dents en s’arc boutant, il le fait trop bien… Même pas grave que le coup final soit celui de la menace fantôme, référence hautement prestigieuse, ça reste lisible et sans gêne de développer un montage d’action mutant, après tout complètement irréaliste par définition, varié, pas prétentieux je trouve. ça passe. Oui je sais, c’est indéfendable, mais ça passe.

Ah oui, et Gambit. Je l’avais oublié tellement il n’a aucun intérêt pour l’histoire. Pas grave, il fait des éclairs violets, fait tournoyer ses cartes et balance de jolies charges sismiques, une fois mais avec classe, ça me va.


http://www.senscritique.com/film/x-men-origins-wolverine/3671230255403471/critique/drelium/

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